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	<title>La Suède Durable &#187; Bol d&#8217;air, chroniques</title>
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	<description>Le développement durable vu de Suède</description>
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		<title>Dictature &#171;&#160;verte&#160;&#187; !</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 21:25:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel DRAY</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[CO2]]></category>
		<category><![CDATA[élements naturels]]></category>
		<category><![CDATA[europe écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Eyjafjöll]]></category>
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		<description><![CDATA[Imaginez juste un moment qu&#8217;en France, ce soit la bande des 4 &#171;&#160;euro-écolo&#160;&#187;, Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot, Cécile Duflot et Noël Mamère qui ait appelé à la fermeture des aéroports européens et à l&#8217;arrêt total du trafic aérien pour un simple prétexte du type non respect du Grenelle de l&#8217;environnement, abandon de la taxe carbone [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Imaginez juste un moment qu&#8217;en France, ce soit la bande des 4 &laquo;&nbsp;euro-écolo&nbsp;&raquo;, Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot, Cécile Duflot et Noël Mamère qui ait appelé à la fermeture des aéroports européens et à l&#8217;arrêt total du trafic aérien</strong> pour un simple prétexte du type non respect du Grenelle de l&#8217;environnement, abandon de la taxe carbone ou bien encore annulation de la taxe poids lourds &#8230; On aurait crier au scandale du lobby vert, à l&#8217;apologie de la décroissance, à l&#8217;éco-dictature !!!</p>
<div id="attachment_555" class="wp-caption alignnone" style="width: 615px"><a href="http://www.lasuededurable.com/wp/wp-content/uploads/2010/04/journee-d-ete-europe-ecologie_270.jpg"><img class="size-full wp-image-555" title="journee-d-ete-europe-ecologie_270" src="http://www.lasuededurable.com/wp/wp-content/uploads/2010/04/journee-d-ete-europe-ecologie_270.jpg" alt="" width="605" height="371" /></a><p class="wp-caption-text">photo AFP, Valasseris</p></div>
<p>Non, c&#8217;est juste une éruption &laquo;&nbsp;ordinaire&nbsp;&raquo; (dixit les volcanologues) d&#8217;un des cratères de l&#8217;île connue pour la colère de ses volcans qui provoque une pagaille sans précédent sur tout un continent et nous force à nous interroger sur notre modèle de prospérité, sa vulnérabilité et ses dégâts.</p>
<p>Ce qu&#8217;Al Gore, Arthus-Bertrand, Hulot n&#8217;ont pas su nous dire avec de belles images, ce sur quoi n&#8217;ont pas pas pu s&#8217;accorder les dirigeants de la planète réunis à la Conférence de Copenhague en décembre dernier, un simple nuage de cendres venu d&#8217;Islande, qui n&#8217;a fait ni morts, ni blessés, provoqué ni exodes, ni réfugiés&#8230; nous rappelle aux bons souvenirs de Madame la Terre&#8230; Comme tout peut partir en fumée !</p>
<p>Et s&#8217;il n&#8217;aura pas trop de conséquences sur le climat ou la santé, ce nuage aura tout de même permis l&#8217;économie d&#8217;1 million de barils de pétrole par jour et de plus de 110.000 tonnes de CO2, juste pour la France, le week end dernier soit 123 vols Paris/Miami ou bien encore 8,5 millions de Twingo supplémentaires parcourent chacune 1000 kilomètres ce week-end (<em>source Terra Eco</em>).</p>
<p><strong>(Quand à)&#8230; L&#8217;Eyjafjöll, (il) diffuserait entre 150.000 et 300.000 tonnes de CO2 par jour</strong>, une quantité, si elle se maintenait à ce niveau durant un an, qui placerait le volcan islandais au même rang que l&#8217;Autriche pour les émissions de gaz à effet de serre, ont indiqué aujourd&#8217;hui deux experts.</p>
<p>Pour autant, <em>&laquo;&nbsp;la quantité de CO2 émise par les volcans en général et celui-là en particulier, est négligeable</em>&nbsp;&raquo; par rapport aux émissions totales de gaz à effet de serre, souligne le vulcanologue Patrick Allard, de l&#8217;Institut physique du globe de Paris.  <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/19/97001-20100419FILWWW00589-volcan-300000-tonnes-de-co2-par-jour.php" target="_blank">Lire la suite ici</a></p>
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		<title>L&#8217;éolien offshore en forte progression en Europe</title>
		<link>http://www.lasuededurable.com/leolien-offshore-en-forte-progression-en-europe.html</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 13:32:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel DRAY</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Les chantiers]]></category>

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		<description><![CDATA[On s&#8217;interroge beaucoup sur l&#8217;énergie éolienne, ces installations qui coûtent très chères, qui dénaturent les paysages et déstabilisent les fonds marins&#8230; ajoutés aux problèmes liés à l&#8217;intermittence du vent et au CO2 émis par les turbines !
Les parcs éoliens offshore ont tout de même accru leur capacité de 577MW en 2009 en Europe.
On voudrait alors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On s&#8217;interroge beaucoup sur l&#8217;énergie éolienne, ces installations qui coûtent très chères, qui dénaturent les paysages et déstabilisent les fonds marins&#8230; ajoutés aux problèmes liés à l&#8217;intermittence du vent et au CO2 émis par les turbines !<br />
</strong>Les parcs éoliens offshore ont tout de même accru leur capacité de 577MW en 2009 en Europe.</p>
<p>On voudrait alors vous faire connaître ce blog <em>Les énergies de la mer</em> &#8211; <a href="http://energiesdelamer.blogspot.com/">http://energiesdelamer.blogspot.com/</a> et vous faire lire particulièrement ce papier rédigé  par 3B Conseils, cabinet conseils en communication&#8230;<br />
<strong>STOCKHOLM &#8211; (Suède &#8211; UE.) &#8211; 21/01/2010- 3B Conseils -</strong> Ce que l&#8217;on savait déjà de façon officieuse, c&#8217;est à dire le fait que l&#8217;implantation d&#8217;éoliennes en mer ne nuit pas à la vie marine et sous marines, mais favorise son développement vient de  se voir confirmé par la première grande étude indépendante menée sur le sujet par l&#8217;Université de Stockholm  (capitale de la conscience environnementale planétaire !) au large des côtes européennes. Dan Wilhelmsson, scientifique au Département de zoologie de l&#8217;Université de Stockholm, qui a mené cette étude&#8230;&#8230; <em>Lire la suite sur </em><a href="http://energiesdelamer.blogspot.com/2010/01/mytilus-edulis-et-quelques-autres.html"><em>http://energiesdelamer.blogspot.com/2010/01/mytilus-edulis-et-quelques-autres.html</em></a></p>
<p>Selon un cadre de Siemens interviewé par un magazine de Développement Durable, DD : <em>&laquo;&nbsp;Le marché mondial de l&#8217;énergie éolienne va s&#8217;accroître pour passer de 30 milliards d&#8217;euros annuels aujourd&#8217;hui à 200 milliards d&#8217;ici 2030&#8243;.<br />
</em></p>
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		<title>Errare &#171;&#160;climate&#160;&#187; humanum est !</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 12:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Paul POURON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[Copenhague]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Tällberg]]></category>

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		<description><![CDATA[À la veille du sommet de Copenhague sur les changement climatiques et au moment où l’on constate un flou, voire carrément une passivité politique en la matière, des scientifiques et des décideurs se réunissent un peu partout dans le monde pour tenter, autant que faire se peut, de faire entendre leurs craintes et leurs propositions. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À la veille du sommet de Copenhague sur les changement climatiques et au moment où l’on constate un flou, voire carrément une passivité politique en la matière, des scientifiques et des décideurs se réunissent un peu partout dans le monde pour tenter, autant que faire se peut, de faire entendre leurs craintes et leurs propositions. En Suède, la fondation Tällberg,</strong> qui depuis longtemps s’intéresse de près aux questions relatives au climat, a rassemblé des chercheurs, des éminences grises et des capitaines d’industrie pour faire un bilan de la situation écophysique de la Terre, juste avant Copenhague</p>
<p><em>« À ce rythme là, on va dans le mur ! » :c</em>’est la conclusion, en moins élégant, certes, à laquelle est arrivé le panel de scientifiques, politiques et entrepreneurs réunis pour un séminaire sur la présentation des limites biophysiques de la Terre et des moyens à mettre en œuvre pour réduire le risque de dépassement de ces seuils ; séminaire organisé conjointement par <em>la fondation Tällberg</em> <em>et le centre de Résilience de l’université de Stockholm.<br />
</em></p>
<p>Pour <strong>Bo Ekman</strong>, patron de la fondation Tällberg (aux frontières de l’ONG et du laboratoire d’idées), et au risque d’enfoncer des portes ouvertes, une nouvelle approche de la gestion de notre patrimoine est plus que nécessaire et, pour y parvenir, une collaboration de tous est hautement indispensable. <em>« Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de la Terre ! »,</em> et il est grand temps d’y remédier. <em>« We are the World ! »</em> chantaient Michael Jackson/Lionel Richie d’une façon un peu naïve. C’est notre monde que nous sommes en train de détruire et personne d’autres que nous sommes responsables de sa dévastation. Et même si la onzième heure a sonné, il est encore temps de prendre en considération les enseignements scientifiques de la recherche sur le climat et de tous relever les manches pour endiguer notamment les émissions de gaz à effet de serre. Mais n’est-ce pas déjà trop tard ? Personne, malheureusement, n’est capable d’apporter une réponse claire. La Terre, comme le cerveau de l’Homme a un pouvoir de résilience, mais à partir de quel moment le phénomène devient irréversible ? Là non plus, la nébuleuse de propositions est loin d’être satisfaisante. Les politiques biaisent par la politique, les scientifiques s’accrochent à leurs courbes et les entrepreneurs ne jurent que par leurs actionnaires. Stop à la compartimentation. C’est de conserve que toutes les forces vives doivent faire face aux problèmes posés par le changement climatique. C’est en renforçant la volonté politique et en ramenant la confiance que l’on pourra, peut être, éviter une catastrophe dont les premiers effets se font déjà sentir.</p>
<p>Optimisme très réservé aussi du directeur du centre de Résilience de l’université de Stockholm, <strong>Johan Rockström</strong>, qui présentait un article publié dans la revue Nature, signé par 28 scientifiques de renom (dont le sien), qui se sont attelés à identifier et quantifier les limites biophysiques du système terrestre. En gros, la Terre ne peut pas accueillir toute la pollution du monde, il y a des limites, des points de rupture, au delà desquelles un retour à un fonctionnement « normal » est impossible. Quelles sont ses limites d’absorption, quelle est sa résilience ? Plaçons des bornes climatiques, atmosphériques, géophysiques et écologiques sur la base des données biophysiques stables qu’a connues la Terre ces 10 000 dernières années. Aller au-delà de ces limites, c’est rentrer dans un inconnu dont on ne revient pas, ou très mal en point. En réalité, nous n’avons constaté jusqu’ici qu’une toute petite partie émergée de l’iceberg ! Bref, à l’allure polluante à laquelle la Terre est soumise, le seul constat c’est qu’« <em>on est en train de foncer dans le noir, pied au plancher ! »</em></p>
<p>Une des signataires de l’article sur <em>les neuf frontières* à respecter</em>, <strong>Katherine Richardson</strong>, océanographe enseignant à l’université de Copenhague a, souvent avec humour (ça aide à mieux faire passer la pilule), brossé un tableau du rôle des océans sur la planète et des mesures à prendre pour les protéger. L’inévitable réchauffement des océans liés au lâcher de CO2 conduit inexorablement à la disparition des coraux et des coquillages, notamment. L’accroissement du CO2 dans l’océan signifie une baisse du pH de l’eau. Conséquence de cette acidification, le plancton à carapace calcaire connaît des difficultés à se reproduire. Sa raréfaction contribue à diminuer la biodiversité des mers… Bref, ça sature du côté des océans, et le puits de carbone qu’on croyait qu’ils soient il y a quelques années se révèle être une vaste fumisterie. Pas de panique, mais jetons nous à l’eau…</p>
<p>Pour les politiques, faire quelque chose pour sauver la planète est une évidence, mais surtout marquer des points en trouvant, à court terme, un accord (peu importe pourvu que ce soit un accord ?) à Copenhague en décembre prochain. La porte-parole du parti suédois des Verts, <strong>Maria Wetterstrand,</strong> a campé sur un argumentaire politique où le renouvellement d’un mandat semble plus importer qu’une prise de positions impopulaires…<br />
En conclusion, refuser l’extinction de notre planète est un acte citoyen que certaines entreprises (beaucoup trop encore refusent de jouer le jeu), prennent à cœur (la RSE, Responsabilité Sociétale des Entreprises le prouve). Il faut que l’Homme et la Nature se retrouvent. L’appel à un nouveau Rousseau est lancé ! Quant aux modèles de prédiction climatiques, ils se doivent d’être plus pointus en prenant en considération des facteurs qu’ils n’incluent pas à l’heure actuelle et qui, de ce fait, faussent les prévisions.<br />
L’humanité va-t-elle rester en deçà des limites de ce que la Terre peut gérer en terme de pollution avant d’atteindre les points de basculements (tipping points) ? Vaste question !</p>
<p>* <em>Les neuf « frontières » : le changement climatique, l&#8217;ozone stratosphérique, le changement de l&#8217;utilisation terrestre, l&#8217;utilisation d&#8217;eau douce, la diversité biologique, l&#8217;acidification océanique, les entrées d&#8217;azote et de phosphore dans la biosphère et les océans, le captage des aérosols et la pollution chimique.</em></p>
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		<title>Linköping-Norrköping : Un pôle d&#8217;excellence</title>
		<link>http://www.lasuededurable.com/linkoping-norrkoping-un-pole-dexcellence.html</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 11:37:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Paul POURON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Linköping]]></category>
		<category><![CDATA[Norrköping]]></category>

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		<description><![CDATA[Située à 200 kilomètres à l’ouest de Stockholm, la province d’Ostrogothie, de nos jours comté d’Östergötland, est une région qui, selon son gouverneur, Björn Eriksson (ancien président d’Interpol de 1994 à 1996), possède tous les avantages de la ville, sans ses inconvénients. Linköping, ville universitaire, et Norrköping, ex cité industrielle, sont les villes jumelles de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Située à 200 kilomètres à l’ouest de Stockholm, la province d’Ostrogothie</strong>, de nos jours comté d’Östergötland, est une région qui, selon son gouverneur, Björn Eriksson (ancien président d’Interpol de 1994 à 1996), possède tous les avantages de la ville, sans ses inconvénients. Linköping, ville universitaire, et Norrköping, ex cité industrielle, sont les villes jumelles de ce comté qui dénombre quelque 36 000 entreprises dont Saab, Siemens, Ericsson, Holmen Paper, Cloetta, SMHI (institut météorologique et hydrologique de Suède) pour ne nommer que les plus porteuses, et qui emploient plus de 170 000 personnes sur les 420 000 que compte de la région.</p>
<p><strong>- Marknadsbolaget Framtid Linköping AB</strong>, société d’économies mixtes responsable de la promotion de la quatrième aire urbaine de Suède (après Stockholm, Göteborg et Malmö), organise chaque année des voyages de presse, des séminaires, des visites et autres pour faire découvrir ce pôle de compétitivité qu’est le comté d’Östergötland.<br />
<a href="http://www.framtidlinkoping.se" target="_blank">www.framtidlinkoping.se</a></p>
<p><strong>Chez Siemens à Finspång</strong>, à une cinquantaine de kilomètres de Norrköping, on remet au goût du jour le solaire thermique. Certaines des monumentales turbines à vapeur (de l’ordre de 30 à 40 tonnes) fabriquées sur ce site, sont destinées à tourner à l’énergie solaire (un liquide &#8211; biodiesel, eau, sel fondu, air comprimé &#8211; ou autre est porté à ébullition dans une tour solaire par les rayons du soleil réfléchis par des miroirs [héliostats], par exemple. La vapeur dégagée fait tourner la turbine). Siemens conçoit et fabrique des turbines à vapeur et à gaz à Finnspång depuis 1913. <a href="http://www.siemens.com/energy"" target="_blank">www.siemens.com/energy</a></p>
<p>- La protection de l’environnement est au centre des préoccupations de la direction de <strong>la décharge en plein air de Häradsudden près de Norrköping où l’entreprise Econova</strong> récupère les gaz de la décomposition organique pour les transformer, grâce à des microturbines à gaz, en électricité. Une technique relativement nouvelle qui pourrait intéresser bon nombre de décharges, même anciennes, tant le process est à la fois économiquement et écologiquement correct.<br />
<a href="http://www.econova.se"" target="_blank">www.econova.se</a></p>
<p>- Pouvoir contrôler sa flotte de commerce en temps réel sur un écran depuis son bureau, c’est désormais possible pour les compagnies maritimes grâce au<strong> logiciel Fleetweb 3.0 de SMHI (l’institut météorologique et hydrologique de Suède).</strong> Trouver les routes maritimes idéales en contournant les tempêtes et réguler la vitesse des navires de manière à ce qu’ils passent le moins de temps à quai, c’est le souci numéro un de l’outil informatique de SMHI qui permet d’épargner du fuel, des vies et de l’argent. <a href="http://www.smhi.se"" target="_blank">www.smhi.se</a></p>
<p><img class="aligncenter" alt="Super Size Me" src="/photos/super-size-me.jpg" /></p>
<p><strong>- À la faculté de médecine de Linköping,</strong> le professeur Fredrik Nyström, endocrinologue, s’inspirant du film de Morgan Spurlock, <em>« Super Size me »,</em> a tenté scientifiquement de comprendre le phénomène de surcharge pondérale lié à la malbouffe. Certains des cobayes qui se sont prêtés à l’expérience de se baffrer pendant un mois de junk food ont vu leur masse musculaire croître sans lever le petit doigt, le mauvais cholestérol diminuer et le bon augmenter ! Certains ont même perdu du poids ! Pas pour la plupart cependant ! Conclusion de l’expérience, la diététique est loin d’être une science exacte. Ce qui est bon pour Paul ne l’est pas pour Pierre et inversement ! On creuse sa tombe avec ses dents…<br />
<a href="http://www.hu.liu.se"" target="_blank">www.hu.liu.se</a></p>
<p><strong>- L’entreprise phare de Linköping, Saab</strong>, est le fleuron de l’aéronautique suédoise. C’est le plus gros employeur du comté. La filiale Saab Surveillance Systems conçoit et fabrique un système radar aéroporté de veille et de contrôle (monté sur un Saab 2000 turbopropulseur). Le ERIEYE AEW&amp;C™ est destiné tant à des missions militaires que civiles. C’est dans les ateliers de Saab à Linköping qu’est fabriqué le JAS 39 Gripen (griffon), l’avion d’attaque, d’interception et reconnaissance. <a href="http://www.saabgroup.com"" target="_blank">www.saabgroup.com</a></p>
<p><strong>- L’IRM, l’Imagerie par Résonance Magnétique occupe une place prépondérante au centre d’imagerie et de visualisation médicale, le CMIV de l’université de Linköping</strong> que dirige le professeur Anders Persson et où travaille notamment un jeune chercheur d’origine hollandaise, Marcel Warntjes, qui a déposé un brevet « pour bobines de réception de signaux de résonance magnétique avec composants inductifs compacts ». Grâce au dernier super tomographe assisté par ordinateur de Siemens (Dual Energy Computer Tomography), les chercheurs progressent à pas de géant dans l’imagerie médicale en 3D et en temps réel.<br />
<a href="http://www.cmiv.liu.se"" target="_blank">www.cmiv.liu.se</a></p>
<p><strong>Pour en savoir plus sur la quatrième aire urbaine de Suède, contacter la responsable marketing Katrin Englund sur :<br />
</strong>katrin.englund@framtidlinkoping.se</p>
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		<title>Stockholm pris d&#8217;un grand vertige vert</title>
		<link>http://www.lasuededurable.com/stockholm-pris-dun-grand-vertige-vert.html</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 11:10:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic ROGUET</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans le quartier de Rinkeby, Vicky Ritzin apprend aux enfants à trier les déchets ramassés dans les rues. En haut à droite : le taxi de Mehdi Gharagazhi est hybride(électricité et essence) « parce que les stations de biogaz sont trop difficiles à trouver ». En bas : Lovisa Bratt, 37 ans, se déplace à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://www.ouest-france.fr/of-photos/2009/05/08/SIDE_2708193_1_apx_470__w_ouestfrance_.jpg" alt="Stockholm pris d'un grand vertige vert" width="470" height="326" /></p>
<p style="text-align: center;">Dans le quartier de Rinkeby, Vicky Ritzin apprend aux enfants à trier les déchets ramassés dans les rues. En haut à droite : le taxi de Mehdi Gharagazhi est hybride(électricité et essence) « parce que les stations de biogaz sont trop difficiles à trouver ». En bas : Lovisa Bratt, 37 ans, se déplace à vélo « pour le sentiment de liberté ». : Martina Huber</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En Suède, l&#8217;environnement n&#8217;est plus une question superflue depuis longtemps. Nouveaux biocarburants, recyclage à tous crins&#8230; Le pays fait reluiresa fibre écolo.À quelques moisde sa présidencede l&#8217;Europe, au 1er juillet, et avant les électionsdu 7 juin,visite à Stockholm.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Stockholm <em>(de notre envoyée spéciale)</em>.  Assise sur une petite chaise de la crèche où elle travaille, Vicky Ritzin se tient la tête. <strong>« Rinkeby est très sale. Il est difficile de convaincre les habitants de ne pas jeter les détritus par terre. Alors, nous leur apprenons dès l&#8217;école. La collecte sélective fait partie des moeurs suédoises mais n&#8217;est pas du tout évident pour ceux qui viennent d&#8217;ailleurs. »</strong> Dehors, entre un chemin gris et une pelouse râpée, une grappe de nettoyeurs municipaux s&#8217;active.</p>
<p style="text-align: justify;">Rinkeby. 89 % d&#8217;immigrés. Vicky enseigne depuis trente ans dans ce quartier de Stockholm, à dix stations de métro du centre, ses parcs immenses, ses lacs, ses îles et ses bords de mer. Responsable. Agissante&#8230; Suédoise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Je n&#8217;ai pas de voiture, je ne prends jamais l&#8217;avion, je circule à vélo ou en bus. »</strong> Toute l&#8217;année, elle apprend aux enfants de la crèche, <strong>« terrifiés par une simple mouche »</strong>, à se réconcilier avec la nature. Bien éteindre la lumière, fermer les robinets d&#8217;eau, ne pas jeter n&#8217;importe quoi dans les WC.</p>
<p style="text-align: justify;">Demain, elle les fera participer au nettoyage des espaces publics qui se tient chaque printemps, après la fonte de la neige. Elle leur répétera sans relâche : <strong>« Qu&#8217;as-tu trouvé ? Du verre ? Dans quelle boîte faut-il le mettre ? »</strong> Et les enfants adoreront.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais aujourd&#8217;hui, elle semble soucieuse. Bien sûr, son école, comme toutes celles de la ville, recycle 20 % des résidus organiques de la cantine en biogaz ; bien sûr, 25 % des aliments sont bio&#8230; Mais ici, les stations de tri sélectif sont souvent sales, et il y en a si peu comparé aux autres quartiers ! <strong>« C&#8217;est aux propriétaires des immeubles de prévoir ces structures. »</strong> Donc, la municipalité&#8230; Vicky soupire. En Suède, une telle situation peut se révéler très préoccupante.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas facile de rester irréprochable, même lorsqu&#8217;on est un exemple. Stockholm, 820 000 habitants, a été élue en mars « Capitale verte » de l&#8217;Europe, mais dans les rues, ça ne saute pas aux yeux.</p>
<p style="text-align: justify;">Des trains, métros, bus, voitures se croisent sans répit au noeud routier de Slussen, juste au-dessus de l&#8217;eau et des ferries de Finlande. Visiblement, les tags existent aussi en version scandinave. Et, au détour d&#8217;une façade florentine ou d&#8217;un minaret balte, on croise même une crotte de chien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Il y a des mégots par terre »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Pour moi, ce n&#8217;est pas une ville verte, </strong>estime Marylem, 32 ans, ingénieur, Normande expatriée, qui tient un blog d&#8217;actu <em>(familleeuropeenne.blogspot.com)</em><strong>. Le centre fait béton, il y a des mégots par terre, des bouteilles vides après le week-end ou le jour de paye, le 25. »</strong> Vicky confirme : <strong>« Stockholm était une ville si propre ! Mais avec tous ces fast-foods, les emballages, la quantité d&#8217;ordures augmente. »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En fait, c&#8217;est dans ce qui ne se voit pas que Stockholm est verte. Dans l&#8217;air qu&#8217;on respire. Dans les bus qui roulent tous à l&#8217;éthanol ou au biogaz ¯ et qui arrivent à l&#8217;heure. Dans les métros électriques ¯ grâce à l&#8217;hydraulique. Dans les entreprises équipées de douches pour les cyclistes ; dans les pompes à vélos intégrées aux trottoirs&#8230; Et dans l&#8217;attitude des habitants, imprégnés de nature. <strong>« C&#8217;est petit, ici, tout le monde se connaît »</strong>, signale Colin Nutley, réalisateur britannico-suédois : un papier gras sur le trottoir, et l&#8217;on est vite repéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Rois du bricolage, champions de l&#8217;ingénierie, les Suédois trouvent une solution à chaque problème. À côté de la gare pousse un bâtiment qui sera chauffé par la chaleur des voyageurs : l&#8217;excédent de température sera acheminé par un banal tuyau déjà existant en sous-sol ! Plus au sud, dans l&#8217;éco-quartier Hammarby Sjöstad, les déchets à recycler sont emmenés par collecte pneumatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Stockholm a de solides arguments écolos. Ulla Hamilton, maire adjointe à l&#8217;Environnement, les aligne : baisse de 25 % d&#8217;émissions de gaz à effet de serre en vingt ans ; 80 % des habitations chauffées collectivement aux biocarburants ; 75 % des salariés adeptes des transports publics ; 70 % de vélos en plus en dix ans ¯ des pelotons de costumes-cravates qui bouchonnent au feu dès 8 h. Et 90 % des habitants trient leurs déchets : <strong>« Personne à mon travail ne met un papier dans une poubelle normale, ça paraît impossible »</strong>, reconnaît Marylem.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin-là, Ulla Hamilton, grande blonde énergique, négocie avec la compagnie Fortum un parc de rechargement pour véhicules : <strong>« Nous misons sur la voiture électrique. Cent places pour 2009, c&#8217;est un début. »</strong> Stockholm est déjà dotée d&#8217;un péage urbain, de grands portiques gris à califourchon sur le périph&#8217; qui photographient les autos et font payer les pollueuses. Les voitures « vertes » se multiplient.</p>
<p style="text-align: justify;">Les taxis revendiquent leur bio attitude d&#8217;un grand <em>miljö</em> (environnement) inscrit sur leur capot. En 2050, la ville veut pouvoir se passer de pétrole. Courageux au pays des grosses bagnoles&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Claire THÉVENOUX.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet article a  été publié sur le site de <a title="Ouest France" href="http://www.ouest-france.fr" target="_blank">Ouest France</a> le vendredi 8 mai 2009 et c&#8217;est avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur que nous le reprenons sur www.lasuededurable.com</p>
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		<title>Des fruits et légumes bio produits verticalement dans nos villes !</title>
		<link>http://www.lasuededurable.com/des-fruits-et-legumes-bio-produits-verticalement-dans-nos-villes.html</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 06:56:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grégoire JACOB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Les résultats des élections européennes de ce week end montrent à quel point les citoyens européens sont prêts à écologiser leur quotidien.
Aussi, l’idée de la société (suédoise) Plantagon de créer une serre verticale est particulièrement ingénieuse et porteuse d’espoirs.

Au-delà du coté « sympathique » à savoir que l’on plante, au niveau du sol, des graines, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les résultats des élections européennes de ce week end montrent à quel point les citoyens européens sont prêts à écologiser leur quotidien.<br />
Aussi, l’idée de la société (suédoise) Plantagon de créer une serre verticale est particulièrement ingénieuse et porteuse d’espoirs.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://img.over-blog.com/300x289/0/35/76/23/begin-to-hope/Plantagon.jpg" alt="Des fruits et légumes bio produits verticalement dans nos villes !" width="299" height="289" /></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du coté « sympathique » à savoir que l’on plante, au niveau du sol, des graines, lesquelles « montent » grâce à une spirale tournante, pour arriver à maturité tout en haut de la serre, ce concept novateur répond à trois problématiques qui se posent à nos sociétés :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>L’urbanisation croissante de nos sociétés.</strong> Actuellement, plus de la moitié de l’humanité vit dans des grandes villes et les organismes internationaux prévoient que nous serons 80% à vivre dans des grands ensembles urbains d’ici 2050. Aussi, au-delà de la conception entièrement nouvelle des villes, il faut également y faire entrer des espaces verts et/ou des poumons. Peut on envisager des kilomètres de bitume et béton sans fin ???</li>
<li><strong>L’alimentation de l’humanité !</strong> Il n’est pas sain d’éloigner toujours plus les lieux de production des lieux de consommation. Pourquoi ne pas imaginer, dans le cas présent, des serres verticales dans chaque quartier, permettant d’alimenter les habitants des dits quartiers ! Imaginez un peu les économies de transport et de stockage !</li>
<li><strong>La pression démographique</strong> est telle que nous allons devoir trouver des solutions pour préserver nos espaces cultivables. Au-delà des performances agricoles recherchées en permanence, on travaille cette fois ci sur l’espace lui-même ! Ainsi, la serre verticale repose sur 10.000m² au sol, pour une production agricole équivalente à des cultures couvrant 100.000m² !</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Comme souvent, pour permettre des avancées technologiques en matière d’environnement, il faut des précurseurs ! Les chinois se disent intéressés….espérons que les européens saisiront également cette opportunité ! Actuellement, l’approche parait insolite mais dans 5 ou 10 ans, elle sera peut être très répandue… souhaitons le !</p>
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		<title>Sauce verte à la suédoise !</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 16:57:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Paul POURON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[La ville de Växjö est-elle le centre de l’action écologiste mondiale ? À n’en point douter affirment fièrement ses habitants ! Comment cette agglomération de la province du Småland, équivalente à la taille de Pau, à réussi en quelques années à se profiler « ville verte européenne » ? Cela relève-t-il du mystère ? N’exagérons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La <strong>ville de Växjö</strong> est-elle le centre de l’action écologiste mondiale ? À n’en point douter affirment fièrement ses habitants ! Comment cette agglomération de la province du Småland, équivalente à la taille de Pau, à réussi en quelques années à se profiler <strong>« ville verte européenne »</strong> ? Cela relève-t-il du mystère ? N’exagérons rien, mais qu’y a-t-il donc de si vert à Växjö qui fasse courir la presse ? Le fait que la commune ait réussi à assainir le lac ? Que l’on y construise des immeubles passifs en bois ? Que la verrerie de Kosta Boda n’ait plus recours au plomb pour ses créations ? Que les fabricants de meubles destinés au secteur public créent un centre de création écolo ? Qu’un centre thermique aux déchets de bois fournisse électricité et chauffage urbain ? Peut être… mais ce sont surtout les montages financiers dus à la structure même des communes suédoises qui permettent de mettre en place des projets à tendance verte, même s’ils sont parfois loin d’être révolutionnaires, qui bluffent tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">L’assainissement du lac, par exemple. N’importe quelle commune suédoise est à même aujourd’hui de réaliser ce type d’épuration. La ville de Linné ne pouvait pas faire moins bien que les autres. Là où on ne se baignait plus, on se rebaigne, et les eaux croupissantes et polluées ont cédé la place à des eaux claires parsemées de roseaux sains.</p>
<p style="text-align: justify;">Les immeubles en bois ? Huit étages montés en préfabriqué (les pièces arrivent semi-finies – sols en bois, murs en lamellé-collé). Un ragréage du plancher pour recevoir un plancher flottant et double plaques de plâtre pour la finition sur les murs en bois…Chauffage par le sol ! Sprinkler partout…Quoi ! C’est tout ? Avantage selon l’architecte, le bois sera récupéré en cas de démolition ? Durable la construction ? On demande à voir d’ici cinquante ans ! Mais là ne s’arrête pas l’expérience… Les prochains immeubles en bois seront totalement passifs. Aucuns ponts thermiques et plus de problème de tuyauteries de chauffage, puisqu’il n’est pas prévu ! La ventilation, en revanche y sera surdimensionnée : récupération maximale de toutes les sources de chaleur (amateur de sommeil la fenêtre ouverte, ce n’est pas pour vous. Si tous les habitants de l’immeuble ne jouent pas le jeu, surtout l’hiver, faire appel aux couvertures chauffantes et à la bouillotte.) Bref, l’industrie, l’université et la commune, c’est une synergie garantie pour mener à bien les constructions d’immeubles en bois ininflammables (sic)… Écologiquement correctes les substances ignifuges utilisées ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les biocombustibles à la rescousse du chauffage urbain et de la production d’énergie électrique, ça c’est du concret, vive la cogénération (démarrée en 1980) ! La sciure et copeaux des scieries ainsi que les déchets de bois (branchages, écorces, souches et tourbe –pour le bon fonctionnement de la chaudière) alimentent la centrale thermique. L’électricité produite est vendue au réseau aux heures de pointe. Cette production « verte » devrait permettre à la ville d’acheter 20 000 tonnes de CO2 sur le marché des droits d’émissions ! Mercantile les élus ?</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter" title="co2" src="http://www.lasuededurable.com/photos/vaxjo-baltic-cities-award-2007.jpg" alt="" width="500" height="259" /></p>
<p style="text-align: justify;">Elle n’est pas seule la commune de Växjö et ses édiles (tous partis confondus) pour budgétiser son développement durable. L’Union européenne avec le projet de développement durable SESAC (Sustainable Energy Systems in Advanced Cities) qui vise à l’innovation technologique dans le domaine des énergies renouvelables, met la main au gousset pour Delft, Grenoble et donc Växjö pour réaliser leurs projets. Une autre facette des financements que le grand public ne connaît pas forcément.</p>
<p style="text-align: justify;">Les verreries de Kosta Boda (créée en 1742 !) et d’Orrefors ne sont pas environnementalement en reste. Les verriers ont décidé d’avoir recours au zinc et au baryum pour leur cristal et leur verre (à l’instar de bon nombre de verreries et cristalleries désormais, eu égard à l’interdiction du plomb) et savent le faire savoir !</p>
<p style="text-align: justify;">La province du Småland (littéralement les petits territoires du temps des Vikings) est réputée pour la fabrication de ses meubles. La forêt abonde sur des sols impropres &#8211; cailloux et rochers &#8211; à l’agriculture. C’est le fief d’IKEA et autres gros fabricants de meubles de bureaux (Lammhults, Abstracta, etc.). À Lammhult , un centre de création « vert » vise à donner le ton de la fabrication écologiquement intégrée. Encore un modèle !</p>
<p style="text-align: justify;">Côté formation, la commune envisage, au niveau universitaire, une formation en énergie renouvelable !</p>
<p style="text-align: justify;">Växjö, c’est 80 000 habitants, 8 000 entreprises, 2 à 3 % de chômage en haute conjoncture, un peu plus aujourd’hui, maintenant que la Suède est entrée en récession en novembre 2008. Le crédo de la ville ? Une phrase de John Lennon : <strong>«  Think global, act locally » </strong>(Pensez mondial, agissez localement) ! Växjö s’est mise au vert, quoi de plus normal ? Le vert n’est-il pas l’intermédiaire entre le bleu et le jaune (couleurs du drapeau suédois)… les volontés citoyennes écologistes du gouvernement suédois trouvent leurs applications chez la verte Växjö !</p>
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		<title>Entretien avec Sarah Nilsson, responsable de la planification énergétique de Växjö.</title>
		<link>http://www.lasuededurable.com/entretien-avec-sarah-nilsson-responsable-de-la-planification-energetique-de-vaxjo.html</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 08:11:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Françoise HIVERT</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Entretien avec Sarah Nilsson, responsable de la planification énergétique de Växjö par Anne-Françoise Hivert.
Au sud de la Suède, la ville de Växjö a pris une longueur d’avance dans la lutte contre les changements climatiques. Plus de la moitié de l’énergie consommée par la commune de 80 000 habitants provient désormais de sources renouvelables. Växjö est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Entretien avec Sarah Nilsson, responsable de la planification énergétique de Växjö par Anne-Françoise Hivert.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Au sud de la Suède, la ville de Växjö a pris une longueur d’avance dans la lutte contre les changements climatiques. <strong>Plus de la moitié de l’énergie consommée par la commune de 80 000 habitants provient désormais de sources renouvelables. </strong>Växjö est ainsi parvenue à diminuer de 32% ses émissions de CO2 entre 1993 et 2007. Elle espère les réduire de moitié d’ici 2010. Sarah Nilsson, responsable de la planification énergétique, raconte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment êtres vous parvenus à de tels résultats ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons commencé par restaurer les trois lacs qui entourent la ville, dans les années 60. La situation était désastreuse. Nous avons été les premiers au monde à utiliser certaines techniques, dont un système de traitement des eaux de ruissellement. La deuxième étape a été la transformation de la centrale thermique en unité de cogénération en 1980. Puis, l’utilisation de biocarburants pour produire de la chaleur et de l’électricité. Aujourd’hui, presque tout le centre-ville est relié au réseau de chauffage urbain et les villages alentours sont chauffés par quatre petites centrales, toutes alimentées par des biocarburants. La biomasse provient exclusivement des déchets de l’industrie forestière. Nous avons décidé de faire de Växjö une ville sans combustibles fossile. Beaucoup reste à faire dans le secteur des transports, mais nous allons construire une usine produisant du biogaz, qui devrait alimenter tous les bus de la ville d’ici 2011. Et nous espérons aussi être choisis pour accueillir une usine fabricant du diméthyléther (DME).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Combien a coûté cet engagement ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne crois pas que ça nous ait coûté cher. Au contraire. Au début, les investissements étaient importants. Mais ils se sont vite rentabilisés. Nous produisons du chauffage et de l’électricité à très bons prix. Et puis, si la Suède est parvenue à diminuer ses émissions de CO2 de près de 10% entre 1993 et 2007 en affichant une croissance de 40%, nous avons réussi à les réduire de 32% avec une croissance de 50%. En prenant les restes de l’industrie forestière qui ne servaient à rien par exemple, et en les transformant en chaleur, nous créons de l’activité. Même chose lorsque nous réservons certaines zones à la construction de maisons en bois à faible consommation d’énergie. Les promoteurs immobiliers ne sont pas contents, mais ils en profitent en développant des techniques qu’ils peuvent utiliser ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelles sont vos recommandations pour ceux qui voudraient vous imiter ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’essentiel est de comprendre l’importance du développement durable. On n’a pas besoin de tout résoudre d’un coup. Mais il faut se fixer des objectifs sur le long terme. Tout le monde a des déchets. Pourquoi ne pas regarder si on ne peut pas en faire quelque chose, plutôt que de les envoyer à la décharge ? Construire des pistes cyclables coûte aussi beaucoup moins cher que d’investir dans des routes. Évidemment, c’est plus facile d’agir quand tous les partis sont d’accord comme à Växjö. On n’accompli pas de gros changements sur la durée d’un mandat. Mais je ne vois pas comment on ne peut pas arriver à un consensus sur ces questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Anne-Francoise HIVERT</strong> est correspondante en Scandinavie pour TERRA ECONOMICA. Retrouvez tous ses articles sur <a title="Planète Terra" href="http://www.planete-terra.fr/" target="_blank">www.planete-terra.fr</a> et <a title="Terra Economica" href="http://www.terra-economica.info/" target="_blank">www.terra-economica.info</a> .</em></p>
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		<title>Politique européenne de développement durable : quels résultats ?</title>
		<link>http://www.lasuededurable.com/politique-europeenne-de-developpement-durable-quels-resultats.html</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 18:52:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Måns LÖNNROTH</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Måns Lönnroth]]></category>

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		<description><![CDATA[
Troisième chapitre de l’article de Måns Lönnroth “L’Union européenne et la gestion du développement durable: le rôle des pays nordiques” pour l’ouvrage l’Europe et le Développement durable (collection Penser l’Europe, 2008) : Quels résultats pour cette politique ?

La composante environnementale de la politique européenne de développement durable est plus difficile à évaluer que ses résultats [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Troisième chapitre de l’article de Måns Lönnroth “L’Union européenne et la gestion du développement durable: le rôle des pays nordiques” pour l’ouvrage l’Europe et le Développement durable (collection Penser l’Europe, 2008) : <strong>Quels résultats pour cette politique ?</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">La composante environnementale de la politique européenne de développement durable est plus difficile à évaluer que ses résultats économiques ou sociaux. Les données relatives à l’environnement européen ne se prêtent pas aisément à l’analyse, ni même à des comparaisons entre pays. Elles proviennent de sources différentes et résultent souvent de synthèses d’études scientifiques réalisées dans un but particulier. On ne s’est guère attaché à mettre en place une base de données cohérente et les analyses comparatives sont loin d’être dénuées d’arrière-pensées, de même que les évaluations des interdépendances entre politiques économique, sociale et environnementale.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, la politique de l’environnement est un domaine hautement compartimenté, reflet de la spécialisation des différentes sciences et des métiers de l’environnement. On ne peut tirer d’une spécialité donnée que peu d’enseignements valables pour une autre et les succès enregistrés dans un secteur ne peuvent être aisément transférés à d’autres. Certaines conclusions se dégagent toutefois avec évidence.</p>
<p style="text-align: justify;">La grande réussite de la politique européenne de l’environnement a été la lutte contre les pluies acides. D’après l’Agence européenne de l’environnement, les émissions de soufre de l’ue à vingt-cinq seront ramenées en 2010 au niveau qui était le leur en 1900, cela grâce à l’effet combiné d’un grand nombre de petites mesures auxquelles s’est ajouté un facteur d’une tout autre portée, l’élargissement de l’Union. Pour la pollution atmosphérique urbaine, le succès est mitigé ; si beaucoup reste à accomplir, la direction qui a été prise est en tout cas la bonne.</p>
<p style="text-align: justify;">La politique commune de la pêche constitue sans doute l’échec le plus patent, les mises en garde sur l’épuisement des ressources halieutiques des eaux européennes étant restées généralement sans effet. En revanche, le Plan d’action pour le Rhin est lui aussi un grand succès, alors que cela est beaucoup moins vrai de la protection de l’environnement marin (Baltique, mer du Nord, Méditerranée).</p>
<p style="text-align: justify;">La protection des zones côtières a dans l’ensemble échoué, presque au même titre que la politique commune de la pêche, même si les conséquences à brève échéance n’en sont pas aussi funestes, car l’orientation qui a été retenue n’est pas la bonne. Quant à la protection des eaux souterraines face aux activités agricoles, ses résultats ne sont pas très probants.</p>
<p style="text-align: justify;">La pollution par les produits chimiques constitue un cas particulier. Si les efforts de contrôle de la pollution due aux usines ont été couronnés de succès, en revanche l’échec est presque total pour ce qui est des risques résultant des produits chimiques présents sur le marché. Quant au programme reach (enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques), il est encore trop tôt pour en faire une évaluation, car il est en cours d’application.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’on considère les différents secteurs de l’environnement, on peut observer quatre grandes caractéristiques d’ensemble. En premier lieu, le type de dialogue (pour ne pas dire le degré de confiance) établi entre scientifiques, décideurs et entreprises, qui explique dans une large mesure le degré de réussite obtenu. En second lieu, la structure de la branche d’activité considérée : on observe non sans surprise que les activités qui sont soumises à la concurrence du marché mondial ont désormais (à quelques exceptions près, naturellement) établi un cadre de coopération, tandis que celles dont l’implantation est nationale (on pense à l’agriculture, mais aussi au bâtiment) sont beaucoup moins avancées. En troisième lieu, la nature des avis scientifiques qui sont dispensés, d’où découle la nature du dialogue entre scientifiques, décideurs et entreprises. Enfin, les effets pervers de bon nombre de subventions souvent mises en place pour des raisons sociales.</p>
<p style="text-align: justify;">La lutte contre les pluies acides constitue le meilleur exemple d’un dialogue bien structuré dont l’origine remonte à la Convention européenne sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, texte élaboré dans le cadre de la Commission économique des Nations unies pour l’Europe en 1979. Le besoin de disposer de modèles du transport transfrontalier de polluants, ainsi que de protocoles afin de mettre en place une base de données commune, donc de pouvoir réaliser des mesures communes, était apparu avec évidence. Cela a débouché sur toute une série de méthodes permettant d’évaluer les procédés d’atténuation des pluies acides, tant en termes de coûts qu’en termes d’incidence transfrontalière, méthodes reposant sur une définition commune des effets produits (ce qui a abouti peu à peu à la notion de seuils critiques différenciés en fonction des caractéristiques des sols). Dès lors que ces composantes étaient en place, les difficultés entre scientifiques, décideurs et entreprises se sont considérablement amenuisées et le débat sur l’action à mener est devenu beaucoup plus franc. Un accord tacite a ainsi pu se dégager entre les pouvoirs publics et les industriels, les premiers faisant valoir aux seconds que les niveaux des émissions devaient être progressivement réduits dans le cadre d’un dialogue entre scientifiques et entreprises. Des protocoles ont pu être conclus sur la base des meilleures techniques disponibles, complétés par d’autres à mesure que ces dernières évoluaient.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’inverse, la politique commune de la pêche est l’exemple même d’un dialogue mal structuré dans lequel les désaccords abondent et le passage à l’action est toujours remis à plus tard. Le problème essentiel réside à première vue dans le manque de dialogue entre les professionnels de la pêche et les scientifiques, ceux-là refusant en général d’admettre les avis de ceux-ci. À y regarder de plus près, deux autres problèmes se posent.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier est que la pêche constitue une activité marginalisée confinée dans des régions littorales qui n’offrent pas d’autres emplois et, de ce fait, elle est fortement subventionnée. En second lieu, il s’agit d’une activité marginale en termes de formation et qui ne possède pas de tradition de dialogue entre la communauté scientifique et les pouvoirs publics. En outre, le suivi et l’application des règles sont inadaptés. Les pays où la pêche occupe une place plus importante dans l’activité d’ensemble, comme la Norvège ou l’Islande, ont adopté une approche plus sérieuse de la pêche durable.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour en revenir aux actions couronnées de succès, le Plan d’action pour le Rhin mis en place en 1986 a permis d’améliorer considérablement l’état de ce fleuve et de son bassin versant. La pollution industrielle s’est réduite dans une large mesure et le nombre des espèces de poissons a augmenté. De même que dans le cas de la lutte contre les pluies acides, des objectifs précis ont été définis et le suivi des résultats est bien assuré. L’actuelle directive-cadre sur les eaux cherche à réitérer cette expérience à l’échelle de l’ensemble de l’Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les trois écosystèmes marins que compte l’Europe (mer du Nord, Baltique et Méditerranée), la réussite est moindre que pour le Rhin. Bien que certains progrès aient été accomplis, principalement en ce qui concerne les polluants chimiques (le Plan d’action pour le Rhin y étant pour beaucoup dans le cas de la mer du Nord), les problèmes de la surpêche et de l’eutrophisation n’ont toujours pas été traités. Dans le cas de la Baltique, de très graves problèmes de pollution par les produits chimiques continuent de se poser.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est assez instructif de comparer le programme d’action pour la Baltique et le programme de lutte contre les pluies acides. En premier lieu, les avis scientifiques ne sont pas de même nature. Les sciences de la mer sont  traditionnellement axées sur des actions de surveillance plus que sur le type de modélisation qui a fait le succès de l’étude des pluies acides. C’est seulement au cours des deux ou trois dernières années que l’on a mis au point pour la Baltique un outil d’action comparable à celui que les spécialistes des pluies acides avaient conçu dans les années 1980. De ce fait, le dialogue est plus faible.</p>
<p style="text-align: justify;">En second lieu, l’une des principales sources de pollution de la Baltique (comme d’autres environnements marins) est constituée par l’agriculture ; or, les activités agricoles ne sont pas la même chose, c’est là un euphémisme, que le secteur des centrales électriques qui joue un rôle essentiel dans l’atténuation des pluies acides. Dès lors que des accords ont été conclus avec ce secteur, ils sont faciles à mettre en œuvre. Les mesures de réduction sont bien définies et l’on peut évaluer les coûts, donc comparer ceux-ci aux avantages attendus.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’en va pas de même pour l’agriculture, activité fragmentée pour laquelle les rapports entre mesures, coûts et effets sont moins bien définis et les actions de suivi et d’application des règles moins claires : il n’est pas évident d’évaluer l’incidence que des mesures prises dans une exploitation donnée peuvent avoir sur la Baltique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’agriculture joue également un rôle important dans d’autres domaines de la politique européenne de développement durable, et cela avec des conséquences analogues. Les eaux souterraines posent un problème immense, leur qualité dépendant dans une large mesure de la pollution d’origine agricole. La surexploitation des nappes phréatiques est préoccupante dans certaines régions de l’Europe ; or, là encore, l’agriculture en est un des principaux utilisateurs. La fixation de règles environnementales, leur suivi et leur application se révèlent plus difficiles dans le cas de l’agriculture que dans celui d’activités soumises à la concurrence internationale comme l’industrie automobile.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cas de l’agriculture met aussi en lumière un autre problème qui se pose à la politique européenne de l’environnement, à savoir la difficulté qu’il y a à protéger les écosystèmes européens.</p>
<p style="text-align: justify;">Par définition, les écosystèmes relèvent de la géographie, de la terre et des eaux. Il s’agit de systèmes complexes qui ne sauraient être ramenés au type d’analyse requis lorsque l’on doit comparer les coûts et les avantages, et il n’existe pas de discipline scientifique qui permette d’attribuer une valeur sociétale bien définie à un écosystème donné. De ce fait, les décisions ad hoc ont tendance à favoriser ceux qui veulent exploiter tel ou tel écosystème.</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse à ce problème a consisté à mettre en place des zones protégées, mais cela ne fonctionne que lorsqu’il s’agit de terres dont la valeur économique est marginale ou dont le propriétaire est l’État. Des problèmes surgissent dès que des terres jadis marginales acquièrent une valeur économique pour une raison ou une autre, pour faire passer une route ou une voie ferrée (ce qui revient moins cher sur ce type de terrain) ou encore à des fins de promotion immobilière. Les zones côtières d’Europe sont en l’espèce particulièrement exposées : leur exploitation se poursuit à un rythme rapide et l’on ne cesse de perdre des terres qui remplissent une fonction importante d’écosystème. Les opérations immobilières étant par définition ponctuelles, leur incidence l’est également. Si chacune d’entre elles peut se justifier, il n’en va pas de même de l’ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">La politique européenne de l’environnement offre donc des résultats mitigés : si, dans le meilleur des cas, on enregistre des réussites notables, les échecs ne le sont pas moins et les enseignements que l’on peut tirer des premières ne valent pas forcément pour les seconds. Nous pouvons en noter cinq :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>la structure des avis scientifiques (plus ils sont adaptés au dialogue entre les décideurs et les entreprises, mieux cela vaut) ;</li>
<li>la structure de la branche d’activité considérée (celles qui sont présentes sur le marché mondial sont plus ouvertes à un dialogue approfondi) ;</li>
<li>la structure des organismes dirigeants et des entités chargées du suivi et de l’application des règles ;</li>
<li>le rôle des subventions dans certains secteurs ;</li>
<li>la différence entre, d’une part, la pollution qui résulte d’activités industrielles ou de certains produits et, d’autre part, l’incidence de l’agriculture, de la pêche et de l’usage des sols sur les écosystèmes.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ils ont également une importance au niveau global.</p>
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		<title>L&#8217;institutionnalisation de la politique européenne de l&#8217;environnement.</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2009 07:41:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Måns LÖNNROTH</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Måns Lönnroth]]></category>

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		<description><![CDATA[
Après l&#8217;introduction de l&#8217;article de Måns Lönnroth &#171;&#160;L&#8217;Union européenne et la gestion du développement durable: le rôle des pays nordiques&#160;&#187; pour l&#8217;ouvrage l&#8217;Europe et le Développement durable (collection Penser l&#8217;Europe, 2008), nous vous proposons, comme promis, la suite de cette contribution avec le premier chapitre.

L’institutionnalisation de la politique européenne de l’environnement.
À l&#8217;exception des Pays-Bas et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Après <a title="Union européenne et gestion du développement durable : introduction" href="http://www.lasuededurable.com/union-europeenne-gestion-developpement-durable-partie-01.html">l&#8217;introduction de l&#8217;article de Måns Lönnroth</a> &laquo;&nbsp;L&#8217;Union européenne et la gestion du développement durable: le rôle des pays nordiques&nbsp;&raquo; pour l&#8217;ouvrage l&#8217;Europe et le Développement durable (collection Penser l&#8217;Europe, 2008), nous vous proposons, comme promis, la suite de cette contribution avec le premier chapitre.</p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify;">L’institutionnalisation de la politique européenne de l’environnement.</h3>
<p style="text-align: justify;">À l&#8217;exception des Pays-Bas et des États nordiques, les pays d’Europe ne se sont engagés que tardivement dans la protection de l’environnement.<br />
En règle générale, leur action dans ce domaine s’est développée en plusieurs phases, au nombre de quatre jusqu’à présent, chacune correspondant à une vague de prise de conscience des problèmes liés à l’environnement.</p>
<p style="text-align: justify;">La première remonte à la fin des années 1960 et au début de la décennie suivante. Chaque pays, l’un après l’autre, mit alors en place des organismes de protection de l’environnement et se dota de la législation requise pour réduire la pollution d’origine industrielle.<br />
Les États-Unis et le Japon étaient à l’époque les pays les plus avancés dans ce domaine avec les pays nordiques. Ils s’étaient engagés très tôt en matière de contrôle de la pollution de l’atmosphère, que ce soit par les automobiles ou, pour le seul Japon, par les usines. La Suède avait commencé par agir sur le retraitement des eaux usées d’origine urbaine ou provenant des industries papetières et, en matière de pollution de l’air, avait adopté des mesures contre les usines et les pluies acides.<br />
Les autres pays d’Europe étaient généralement en retard, particulièrement lorsque la Suède et la Norvège posèrent le problème des pluies acides transfrontalières. La conférence de Stockholm, en 1972, marqua le point culminant de cette première phase, dont la crise pétrolière et la récession qui s’ensuivit eurent bientôt raison.</p>
<p style="text-align: justify;">Une deuxième phase s’ouvrit vers le milieu des années 1980. Dans plusieurs pays d’Europe, dont au premier rang la rfa, les questions d’environnement se mirent à bénéficier d’une attention plus soutenue en termes politiques. Une première avancée intervint avec la Convention européenne sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance (patld) et ses protocoles ultérieurs. Le rôle de la Communauté européenne était très limité jusqu’à ce que l’Acte unique de 1986 lui réserve un rôle direct en matière de régulation de l’environnement grâce à l’introduction du vote à la majorité sur les questions afférentes au marché intérieur. Cette nouvelle règle connut une première application importante avec la directive sur les grandes centrales à combustible, préconisée par la rfa et à laquelle le Royaume-Uni s’opposa jusqu’à ce que Margaret Thatcher eût décidé de céder. Ensuite intervint, non sans force récriminations, une directive sur les émissions des véhicules. C’est seulement à cette époque – la fin des années 1980 – que l’Europe commença à combler son retard sur le Japon et les États-Unis. Il va sans dire que les pays nordiques l’encourageaient dans ce sens, même si seul le Danemark faisait alors partie de la cee. Les principaux pays d’Europe avaient fini par accepter que la pollution était bel et bien un problème qui dépassait les frontières. La rfa opéra alors un changement complet de cap et se fit le champion de la notion de meilleures techniques disponibles (qui, supposait-on, ne pouvaient être qu’allemandes).<br />
Les années 1980 virent également l’adoption de plusieurs accords régionaux comme le Plan d’action pour le Rhin (à la suite de la catastrophe de 1986), l’organisation de conférences sur la mer du Nord, un mouvement de relance de la convention de Helsinki pour la protection de la Baltique, etc. Les pays d’Europe ont pris alors l’habitude de traiter les problèmes d’environnement au moyen de conventions internationales.<br />
La convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone constitue en l’espèce une exception : les États-Unis avaient (non sans avoir considérablement hésité) mené le mouvement avec le soutien des pays nordiques, mais s’étaient heurtés à la résistance des gouvernements des principaux États d’Europe. En définitive, ces derniers jetèrent l’éponge et l’accord put se faire sur le protocole de Montréal.<br />
Le point culminant de cette deuxième phase coïncida avec la réunification de l’Allemagne. En 1992, la conférence de Rio arriva trop tard, même si elle permit la signature de la Convention sur les changements climatiques. La réunification mobilisa les énergies en Allemagne au point que l’environnement passa inévitablement au second plan et que le mouvement perdit notablement en ampleur.</p>
<p style="text-align: justify;">Des enseignements peuvent toutefois être tirés de ces deux grandes phases. Les institutions mises en place continuent de fonctionner, même si la « grande » politique s’oriente vers d’autres sujets. Des progrès continuent de s’opérer, même si c’est à un rythme moins soutenu et, sans que l’on puisse s’attendre à de nouvelles initiatives, de nombreux petits pas sont effectués dans les domaines existants et permettent malgré tout d’aller de l’avant.</p>
<p style="text-align: justify;">La troisième phase correspond au milieu des années 1990 et a été marquée par un glissement à gauche de la vie politique européenne, avec notamment l’entrée des Verts dans plusieurs gouvernements. Par ailleurs, il s’est agi d’une phase uniquement européenne, les États-Unis ayant évolué entre-temps vers une vive opposition à l’intervention de l’État et aux Nations unies, ce qui empêchait toute politique volontariste en matière d’environnement.<br />
Trois aspects sont à retenir de cette phase essentiellement européenne. En premier lieu, le rôle de chef de file mondial en matière de politique de l’environnement était désormais assuré par l’Europe. En second lieu, l’ue s’est lancée dans un réexamen très ambitieux de sa politique des produits chimiques qui a débouché sur une vision totalement nouvelle de ces produits. Dans ce contexte, elle a étendu considérablement les obligations qui incombent aux producteurs en établissant le principe de leur responsabilité à l’égard des déchets. Enfin, l’ue s’est mise à prendre au sérieux la question des changements climatiques, domaine dans lequel, dix ans plus tard, les États-Unis continuent d’accumuler les retards. Les progrès se sont également poursuivis en matière de pollution atmosphérique et, dans une certaine mesure, de pollution des eaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette vague est à son tour parvenue à épuisement au début des années 2000. Par un heureux concours de circonstances, la présidence de l’ue était exercée par la Suède lorsque le président Bush décida d’enterrer le protocole de Kyoto (on imagine aisément que d’autres présidences de l’ue auraient volontiers suivi les États-<br />
Unis). Le sommet de Johannesburg, en 2002, fut de toute évidence décevant sur le plan mondial (un journal titrait alors avec éloquence « Un désastre évité, des chances manquées »).</p>
<p style="text-align: justify;">Là encore, le creux de vague qui s’ensuivit fut très profond, marqué en Europe par une perte d’intérêt pour les questions d’environnement, non seulement au sein de la Commission, mais encore de la part des gouvernements de plusieurs États membres. De plus, l’élargissement de quinze à vingt-cinq États imposait d’investir énormément de temps et de moyens pour que les nouveaux venus se conforment à la législation européenne existante. Pour ce qui est des changements climatiques, les États-Unis ont continué à faire du surplace. Enfin, la Chine et l’Inde ont commencé à préoccuper les gouvernements européens soucieux de compétitivité.<br />
Cette pause n’a toutefois pas duré, la question des changements climatiques étant venue servir de déclencheur d’une quatrième vague d’action.</p>
<p style="text-align: justify;">Le quatrième exercice d’évaluation du giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a apporté la preuve que ces changements s’opéraient à un rythme plus soutenu qu’on ne l’avait pensé jusque-là. À l’automne 2006, le rapport de Nic Stern marqua un tournant. L’opposition des États-Unis faiblit et l’expérience de la première phase du système européen d’échange de quotas d’émission montra qu’un système réaménagé était en mesure d’avoir des effets réels.<br />
L’ue a depuis lors repris l’initiative sur la question des changements climatiques. Avec les propositions faites sur ce sujet par la Commission européenne en janvier 2008, les rapports entre politique de l’environnement, compétitivité et politique sociale et de l’emploi sont appelés à devenir plus étroits que jamais. Les changements climatiques vont apporter un élan nouveau au processus schumpéterien de destruction créatrice. Certains laissent d’ailleurs entendre que cette question est la seule qui vaille que l’on s’en préoccupe.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais d’autres sujets encore s’imposent peu à peu à l’ordre du jour. Avec les progrès de la mondialisation, l’incidence environnementale (et sociale) des biens importés par l’Europe devient de plus en plus visible. Il en va de même des différents modes d’exportation de déchets toxiques entre l’Europe et des pays dont la réglementation en la matière est peu contraignante. Enfin, la question épineuse de la gestion environnementale des échanges commerciaux commence à se poser.</p>
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