C’est parti de Stockholm, ça y revient tout près en 2009.
Bien sûr il y eut dans les années 60, la création du WWF et les Nations-Unies qui consacrent la décennie « dédiée au développement »… en 1968, la naissance du Club de Rome et le Premier Jour de la Terre le 22 avril 1970 qui réunit 20 millions de personnes pour un vaste séminaire planétaire…
Mais l’on peut dire que c’est en Suède, à Stockholm, en 1972 que la première pierre du concept de développement durable est posée. C’est la première fois en effet que la communauté internationale se réunit pour examiner les liens entre l’environnement mondial et les impératifs du développement. La Conférence des Nations-Unies sur l’environnement humain confirme la nécessité « d’intégrer l’équité sociale et la prudence écologique dans les modèles de développement économique » et crée le concept d’éco-développement.
De cette époque date la plupart des ministères de l’environnement.
Après le terme d’« écodéveloppement », apparaît dès 1980 le concept de « développement durable », proposé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
1987 : Rapport Brundtland. La définition du développement durable est formulée en 1987 par la norvégienne Gro Harlem Brundtland, alors Présidente de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, créée en 1983 par l’Assemblée générale des Nations-Unies, dans son rapport « Notre avenir à tous » : « un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».
Le rapport énonce les conditions d’un développement durable, reprises par l’expression « les trois piliers du développement durable » :
1992 : Déclaration de Rio. Le sommet de la Terre à Rio de Janeiro se dote d’un référentiel d’action : l’agenda 21, un programme d’actions garantissant la qualité de vie pour le 21ème siècle, et une référence pour mesurer les progrès accomplis en faveur du développement durable.
1997 : Le protocole de Kyoto organise la réalisation des objectifs de la convention climat (programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre). Dans ce document signé par 180 pays à Kyoto, au Japon, en décembre 1997, 38 pays industrialisés s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2012 à des niveaux inférieurs de 5,2 % à ceux de 1990.
1999 : Création de l’indice mondial de développement durable, qui suit les pratiques des entreprises
2000 : La Déclaration du Millénaire adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU définit le « respect de la nature » comme une valeur fondamentale et s’engage à « intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales »
2002 : Johannesbourg. Deuxième Sommet de la Terre dix ans après Rio. Le Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg affirme que la protection de l’environnement et le développement socio-économique sont interdépendants et se renforcent mutuellement.
2005 : Lancement de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable (DEDD) afin de favoriser l’acquisition tout au long de la vie des connaissances, des compétences et des valeurs indispensables à une transformation sociale durable. Année charnière de l’éco-développement durable avec l’entrée en vigueur des Agendas 21 locaux et du protocole de Kyoto (signé en décembre 2005) et visant à réduire les emissions de six gaz à effet de serre.
Sources : ONUSIDA, UNESCO et la Campagne mondiale pour l’éducation.
Prochain rendez-vous en 2009 : Conférence de Copenhague. En décembre 2009, la communauté internationale, doit avoir finalisé, sous l’égide de l’ONU, le nouvel accord climatique qui prendra le relève du protocole de Kyoto lorsqu’il expire en 2012, ce qui suppose l’existence d’une collaboration technique et financière entre pays développés et pays émergents, que tout oppose jusqu’à présent. À cette date la Suède non loin de là, en terminera avec sa présidence européenne où le climat, l’énergie, l’environnement, l’écologie et le développement durable… seront, une nouvelle fois, les thèmes prioritaires de sa politique … « Parvenir à un accord post-Kyoto, lors de la conférence mondiale de Copenhague est vraiment notre plus grande priorité », a indiqué Cecilia Malmström, la ministre suédoise des affaires européennes.
Pour mieux comprendre certains termes, n’hésitez pas à consulter le lexique énergie et environnement de Direct Energie
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