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	<title>La Suède Durable &#187; Stockholm</title>
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	<description>Le développement durable vu de Suède</description>
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		<title>Nouveau quartier durable à Stockholm dans le prolongement d&#8217;Hammarby Sjöstad</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 14:20:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel DRAY</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les chantiers]]></category>
		<category><![CDATA[architecte francais]]></category>
		<category><![CDATA[Årsta]]></category>
		<category><![CDATA[quartier durable]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>

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		<description><![CDATA[Un nouveau quartier de Stockholm confié à un architecte français. Par Guy DE FARAMOND
La conception d’un quartier au sud du Grand Stockholm « Årstafältet » de 4.000 logements avec un parc de 33 hectares a été confiée aux architectes français d’Archi5 et au paysagiste Michel Desvigne
« Un projet de haute qualité avec des traits originaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un nouveau quartier de Stockholm confié à un architecte français. Par Guy DE FARAMOND</strong></p>
<p><strong>La conception d’un quartier au sud du Grand Stockholm « Årstafältet » de 4.000 logements avec un parc de 33 hectares a été confiée aux architectes français d’Archi5 et au paysagiste Michel Desvigne</strong></p>
<p><em>« Un projet de haute qualité avec des traits originaux de développement durable pour un quartier et un parc urbain qui vont marquer leur époque »</em> c’est la conclusion du jugement du jury qui a choisi le projet Arkipelag de l’agence d’architectes Archi5 à Montreuil.</p>
<p><img src="/photos/arstafaltet-1.jpg" alt="Årstafältet" /></p>
<p><strong>C’est la première fois qu’un architecte français gagne un concours international à Stockholm pour un projet aussi important qui va s’étaler jusqu’en 2018,</strong> actuellement le projet urbain le plus important de la capitale suédoise.<br />
Situé dans la proche banlieue sud-ouest de Stockholm, le nouveau quartier Stora Årstafältet, d’une centaine d’hectares, doit s’insérer dans un environnement existant. L’agence française a séduit le jury parce qu’elle a bien compris les intentions de la Ville de Stockholm et parfaitement inséré son projet dans un environnement hétérogène en sachant faire des liaisons intelligentes avec les quartiers des années soixante et soixante-dix et avec les halles de fruits et légumes situées à proximité. Le projet consiste en la construction d’environ 4 000 logements (610 000 m²) sur 22 hectares autour d’un parc de 33 hectares. Restent 45 hectares de bois et de prairies, lieux de promenades.</p>
<p>Sur les 57 dossiers de candidature provenant de onze pays, le jury avait sélectionné sept équipes pour concourir puis choisi le projet français d’Archi 5. Cette agence a été créée en 2003 par Erik Giudice, né à Stockholm en 1971 de mère suédoise, formé à l’Ecole d’architecture de Paris Belleville et à l’Instituto Universitario di Venezia. Son origine suédoise, le fait qu’il connaisse parfaitement les réussites et les échecs des nouveaux quartiers de Stockholm depuis le fameux «<em> programme du million de logements</em> » des années 60, lui a permis de parfaitement répondre aux préoccupations du cahier des charges de la Ville de Stockholm « <em>Je crois que le nouveau quartier sera à la fois un peu plus sauvage et un peu plus beau que le centre ville »</em> déclarait Giudice le mois dernier en visite en Suède.</p>
<p><img src="/photos/arstafaltet-2.jpg" alt="Årstafältet" /></p>
<p><strong>Jardins ouvriers maintenus</strong></p>
<p>Le parc est situé dans une légère dépression recevant les eaux de pluie et donc déjà doté d’un bassin. L’architecte paysagiste Michel Desvignes, concepteur du parc, deuxième partenaire du projet, prévoit des plantations de pins, bouleaux, et autres essences à définir destinées à créer des îlots, d’où l’idée d’archipel, futurs lieux de rencontres, d’échanges, d’animations culturelles, sportives. Le parc va naturellement attirer les habitants des quartiers existant et favorisera la création de liens entre anciens et nouveaux résidents, d’où son nom de parc urbain dans le meilleur sens du terme.</p>
<p>Des jardins ouvriers existant seront maintenus et même développés, compte tenu de la proximité des halles de fruits et légumes. Ce sera une des originalités de ce parc urbain. Le troisième partenaire, Elioth/losis Group, est responsable des études environnementales du projet.<br />
La densité de la partie logements associant écoles et services sociaux est à la fois la condition de la réussite économique du projet -puisque la Ville de Stockholm vendra les lots aux constructeurs-, et le facteur de réussite sociale par la création de liens entre les habitants. Les immeubles auront une hauteur moyenne de 4 à 6 étages, des immeubles plus hauts (6 à 8 étages) étant prévus en front de parc.<br />
La première étape étant franchie, les architectes discutent maintenant avec les instances responsables de la Ville de Stockholm <em>«On doit veiller à prendre la mesure d’un quartier qui se développera sur les quinze-vingt prochaines années car il est important que l’architecture garde sa dimension humaine»</em> soulignait Giudice avant de repartir. Il y aura beaucoup d’allées et venues entre Stockholm et Paris dans les années qui viennent.</p>
<p><em>Cet article de Guy de Faramond a été publié dans LE FRANCOFIL&#8217; N#6 Avril/Mai 2010</em></p>
<p>.</p>
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		<title>Symbiocity Stockholm-Paris</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Dec 2009 12:44:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel DRAY</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[La Suède en France]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[capitale verte]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[paris]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre de la présidence suédoise de l&#8217;Union européenne qui se termine ce 31 décembre, l&#8217;Ambassade de Suède, le Swedish Trade et la Chambre de commerce suédoise en France organisaient le mois dernier un séminaire sur le concept SYMBIOCITY/Villes durables, de l’initiative à l’action en collaboration avec la ville de Paris et la ville [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dans le cadre de la présidence suédoise de l&#8217;Union européenne qui se termine ce 31 décembre, l&#8217;Ambassade de Suède, le Swedish Trade et la Chambre de commerce suédoise en France organisaient le mois dernier un séminaire sur le concept <strong>SYMBIOCITY/Villes durables, de l’initiative à l’action</strong> en collaboration avec la ville de Paris et la ville de Stockholm.</p>
<p style="text-align: justify;">L’objet de cette <a href="http://www.edarling.fr/">rencontre</a> était de susciter un échange dynamique entre la France et la Suède et renforcer la collaboration entre les différents acteurs des deux pays.</p>
<ul>
<li>Comment construire la ville durable dans une perspective globale.</li>
<li>Comment créer des synénergies durables dans le paysage urbain.</li>
<li>Comment renforcer les liens entre les élus, les entreprises et les individus.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;objectif était de créer une plateforme d&#8217;échange et d&#8217;initier des collaborations entre acteurs en Suède et en France au sein de ces domaines.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-392" title="stockholm_durable" src="http://www.lasuededurable.com/wp/wp-content/uploads/2009/12/stockholm_durable.jpg" alt="stockholm_durable" width="218" height="136" /> <img class="alignnone size-full wp-image-394" title="paris_durable" src="http://www.lasuededurable.com/wp/wp-content/uploads/2009/12/paris_durable.jpg" alt="paris_durable" width="218" height="136" /><br />
La capitale de Suède sera capitale verte européenne en 2010, Hambourg en 2011. Une ville francaise sera-t-elle désignée avant 2111 ?</p>
<p style="text-align: justify;">Au total 156 personnes ont participés à cette journée, entre autre des représentants de collectivités territoriales, l’ADEME, des entreprises de construction, promoteurs, bureaux d&#8217;architectes, bureaux d&#8217;étude, des industriels et plusieurs journalistes ont contribué avec des questions intéressantes et des nouvelles approches.<br />
<em>Vous trouverez sur <a href="http://www.swedishtrade.se/symbiocity" target="_blank">www.swedishtrade.se/symbiocity</a> le programme du séminaire, la liste des participants ainsi qu&#8217;une brève présentation des partenaires et leurs contacts. Également quelques-unes des présentations , les films de Hammarby Sjöstad et Symbiocity et des photos.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et avec la collaboration de cyberarchi.com, le magazine d’information des architectes, un compte-rendu de la journée :</strong></p>
<h3>Gring gring green : l&#8217;or vert de Suède dans les caves de l&#8217;hôtel de ville</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>Lundi 30 novembre 2009, la Ville de Paris et l&#8217;ambassade de Suède ont organisé le séminaire &#8216;Paris-Stockholm, la ville durable&#8217;. Au-delà d&#8217;une démonstration de force, il s&#8217;agit pour ce pays scandinave, leader en la matière, de vendre son or vert. Mélodie en sous-sol. Une chronique de Jean-Philippe Hugron.<br />
<strong>Lire la suite :</strong> <a href="http://www.cyberarchi.com/dossier/chroniques/index.php?dossier=91&amp;article=12914" target="_blank">http://www.cyberarchi.com/dossier/chroniques/index.php?dossier=91&amp;article=12914</a></p>
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		<title>Stockholm pris d&#8217;un grand vertige vert</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 11:10:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ludovic ROGUET</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bol d'air, chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dans le quartier de Rinkeby, Vicky Ritzin apprend aux enfants à trier les déchets ramassés dans les rues. En haut à droite : le taxi de Mehdi Gharagazhi est hybride(électricité et essence) « parce que les stations de biogaz sont trop difficiles à trouver ». En bas : Lovisa Bratt, 37 ans, se déplace à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img src="http://www.ouest-france.fr/of-photos/2009/05/08/SIDE_2708193_1_apx_470__w_ouestfrance_.jpg" alt="Stockholm pris d'un grand vertige vert" width="470" height="326" /></p>
<p style="text-align: center;">Dans le quartier de Rinkeby, Vicky Ritzin apprend aux enfants à trier les déchets ramassés dans les rues. En haut à droite : le taxi de Mehdi Gharagazhi est hybride(électricité et essence) « parce que les stations de biogaz sont trop difficiles à trouver ». En bas : Lovisa Bratt, 37 ans, se déplace à vélo « pour le sentiment de liberté ». : Martina Huber</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En Suède, l&#8217;environnement n&#8217;est plus une question superflue depuis longtemps. Nouveaux biocarburants, recyclage à tous crins&#8230; Le pays fait reluiresa fibre écolo.À quelques moisde sa présidencede l&#8217;Europe, au 1er juillet, et avant les électionsdu 7 juin,visite à Stockholm.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Stockholm <em>(de notre envoyée spéciale)</em>.  Assise sur une petite chaise de la crèche où elle travaille, Vicky Ritzin se tient la tête. <strong>« Rinkeby est très sale. Il est difficile de convaincre les habitants de ne pas jeter les détritus par terre. Alors, nous leur apprenons dès l&#8217;école. La collecte sélective fait partie des moeurs suédoises mais n&#8217;est pas du tout évident pour ceux qui viennent d&#8217;ailleurs. »</strong> Dehors, entre un chemin gris et une pelouse râpée, une grappe de nettoyeurs municipaux s&#8217;active.</p>
<p style="text-align: justify;">Rinkeby. 89 % d&#8217;immigrés. Vicky enseigne depuis trente ans dans ce quartier de Stockholm, à dix stations de métro du centre, ses parcs immenses, ses lacs, ses îles et ses bords de mer. Responsable. Agissante&#8230; Suédoise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Je n&#8217;ai pas de voiture, je ne prends jamais l&#8217;avion, je circule à vélo ou en bus. »</strong> Toute l&#8217;année, elle apprend aux enfants de la crèche, <strong>« terrifiés par une simple mouche »</strong>, à se réconcilier avec la nature. Bien éteindre la lumière, fermer les robinets d&#8217;eau, ne pas jeter n&#8217;importe quoi dans les WC.</p>
<p style="text-align: justify;">Demain, elle les fera participer au nettoyage des espaces publics qui se tient chaque printemps, après la fonte de la neige. Elle leur répétera sans relâche : <strong>« Qu&#8217;as-tu trouvé ? Du verre ? Dans quelle boîte faut-il le mettre ? »</strong> Et les enfants adoreront.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais aujourd&#8217;hui, elle semble soucieuse. Bien sûr, son école, comme toutes celles de la ville, recycle 20 % des résidus organiques de la cantine en biogaz ; bien sûr, 25 % des aliments sont bio&#8230; Mais ici, les stations de tri sélectif sont souvent sales, et il y en a si peu comparé aux autres quartiers ! <strong>« C&#8217;est aux propriétaires des immeubles de prévoir ces structures. »</strong> Donc, la municipalité&#8230; Vicky soupire. En Suède, une telle situation peut se révéler très préoccupante.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas facile de rester irréprochable, même lorsqu&#8217;on est un exemple. Stockholm, 820 000 habitants, a été élue en mars « Capitale verte » de l&#8217;Europe, mais dans les rues, ça ne saute pas aux yeux.</p>
<p style="text-align: justify;">Des trains, métros, bus, voitures se croisent sans répit au noeud routier de Slussen, juste au-dessus de l&#8217;eau et des ferries de Finlande. Visiblement, les tags existent aussi en version scandinave. Et, au détour d&#8217;une façade florentine ou d&#8217;un minaret balte, on croise même une crotte de chien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Il y a des mégots par terre »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Pour moi, ce n&#8217;est pas une ville verte, </strong>estime Marylem, 32 ans, ingénieur, Normande expatriée, qui tient un blog d&#8217;actu <em>(familleeuropeenne.blogspot.com)</em><strong>. Le centre fait béton, il y a des mégots par terre, des bouteilles vides après le week-end ou le jour de paye, le 25. »</strong> Vicky confirme : <strong>« Stockholm était une ville si propre ! Mais avec tous ces fast-foods, les emballages, la quantité d&#8217;ordures augmente. »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En fait, c&#8217;est dans ce qui ne se voit pas que Stockholm est verte. Dans l&#8217;air qu&#8217;on respire. Dans les bus qui roulent tous à l&#8217;éthanol ou au biogaz ¯ et qui arrivent à l&#8217;heure. Dans les métros électriques ¯ grâce à l&#8217;hydraulique. Dans les entreprises équipées de douches pour les cyclistes ; dans les pompes à vélos intégrées aux trottoirs&#8230; Et dans l&#8217;attitude des habitants, imprégnés de nature. <strong>« C&#8217;est petit, ici, tout le monde se connaît »</strong>, signale Colin Nutley, réalisateur britannico-suédois : un papier gras sur le trottoir, et l&#8217;on est vite repéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Rois du bricolage, champions de l&#8217;ingénierie, les Suédois trouvent une solution à chaque problème. À côté de la gare pousse un bâtiment qui sera chauffé par la chaleur des voyageurs : l&#8217;excédent de température sera acheminé par un banal tuyau déjà existant en sous-sol ! Plus au sud, dans l&#8217;éco-quartier Hammarby Sjöstad, les déchets à recycler sont emmenés par collecte pneumatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Stockholm a de solides arguments écolos. Ulla Hamilton, maire adjointe à l&#8217;Environnement, les aligne : baisse de 25 % d&#8217;émissions de gaz à effet de serre en vingt ans ; 80 % des habitations chauffées collectivement aux biocarburants ; 75 % des salariés adeptes des transports publics ; 70 % de vélos en plus en dix ans ¯ des pelotons de costumes-cravates qui bouchonnent au feu dès 8 h. Et 90 % des habitants trient leurs déchets : <strong>« Personne à mon travail ne met un papier dans une poubelle normale, ça paraît impossible »</strong>, reconnaît Marylem.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin-là, Ulla Hamilton, grande blonde énergique, négocie avec la compagnie Fortum un parc de rechargement pour véhicules : <strong>« Nous misons sur la voiture électrique. Cent places pour 2009, c&#8217;est un début. »</strong> Stockholm est déjà dotée d&#8217;un péage urbain, de grands portiques gris à califourchon sur le périph&#8217; qui photographient les autos et font payer les pollueuses. Les voitures « vertes » se multiplient.</p>
<p style="text-align: justify;">Les taxis revendiquent leur bio attitude d&#8217;un grand <em>miljö</em> (environnement) inscrit sur leur capot. En 2050, la ville veut pouvoir se passer de pétrole. Courageux au pays des grosses bagnoles&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Claire THÉVENOUX.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet article a  été publié sur le site de <a title="Ouest France" href="http://www.ouest-france.fr" target="_blank">Ouest France</a> le vendredi 8 mai 2009 et c&#8217;est avec l&#8217;aimable autorisation de l&#8217;auteur que nous le reprenons sur www.lasuededurable.com</p>
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		<title>Hammarby Sjöstad : Un éco-quartier modèle au centre de la périphérie du Grand Stockholm.</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2009 08:52:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Paul POURON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les chantiers]]></category>
		<category><![CDATA[Hammarby Sjöstad]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[Le nouveau quartier d’Hammarby Sjöstad, au sud de la capitale, deviendra-t-il, comme le souhaitent les urbanistes qui l’ont conçu, une extension du centre ville ? Le contraste architectonique est trop grand entre les quartiers traditionnels de la ville et cette zone résidentielle à démarche environnementale pour, en l’état, pouvoir l’envisager. Il faudra du temps pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Le nouveau quartier d’Hammarby Sjöstad, au sud de la capitale, deviendra-t-il, comme le souhaitent les urbanistes qui l’ont conçu, une extension du centre ville ? Le contraste architectonique est trop grand entre les quartiers traditionnels de la ville et cette zone résidentielle à démarche environnementale pour, en l’état, pouvoir l’envisager. Il faudra du temps pour voir si ces écoquartiers seront les modèles des villes de demain ou bien s’ils resteront ce qu’ils sont aujourd’hui, une partie de la couronne de Stockholm.</em></p>
<div style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="336" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/k65RU2JQf956FeIDTH&amp;related=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" src="http://www.dailymotion.com/swf/k65RU2JQf956FeIDTH&amp;related=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<p style="text-align: center;">Hammarby Sjöstad raconté par ses habitants (vidéo réalisée par Benoît Derrier)</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a encore une quinzaine d’années, le secteur qui s’étend à l’est sud-est de l’île de Söder, et au-delà, de l’autre côté du canal de Danvik, du chenal et du lac de Hammarby (les eaux du lac Mälar), était une zone portuaire et industrielle. Certains endroits, comme le quartier de Lugnet, abritaient une faune de marginaux aux activités plus ou moins illicites, ferrailleurs, brocanteurs et revendeurs en tout genre. Une zone de non-droit où il ne faisait pas bon s’aventurer la nuit tombée.<br />
<strong><br />
À la fin des années 1980</strong>, urbanistes et politiques tombent d’accord pour aménager cette friche industrielle (200 hectares) en zone d’habitat. Les plans d’urbanisations initiaux de la cité « lacustre » d’Hammarby prévoyaient une population de 15 000 habitants.<br />
1994, la Suède décide de briguer la tenue des Jeux Olympiques d’été 2006 à Stockholm. La municipalité de Stockholm prévoit alors qu’Hammarby abritera le Village olympique et le Stade olympique. Un Village olympique empreint d’urbanisme durable. Stockholm ne décrochera pas les Jeux (c’était au tour d’Athènes qui avait raté le centenaire des J.O.), mais poursuivra son projet d’aménagement urbain durable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La première tranche d’immeubles sort du sol dès 1993</strong> sur les anciens docks (côté Söder). La décontamination des sols pollués des quartiers de Lugnet, Sickla Udde et Sickla Kaj (côté Nacka) démarre en 1994-95. Quand le projet arrivera à terme en 2017, la zone comptera 11 000 appartements pour quelque 25 000 résidents. Aujourd’hui le modèle éco-cycle d’Hammarby fait partie des dix projets urbains mondiaux les plus significatifs en terme de développement durable. L’impact environnemental du modèle d’énergie intégrée déchets et eau mis en place est indéniablement une belle réussite.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour faire connaître et diffuser les réalisations accomplies en terme d’urbanisme durable, le quartier s’est doté d’un centre d’information, <em>GlashuEtt</em>, un bâtiment vitrine de la construction passive quand elle est le plus efficace : façades aux vitrages intelligents, panneaux solaires, éclairage basse consommation, pompe à chaleur, pile à combustible, alimentation biogaz, etc., etc….</p>
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		<item>
		<title>Hammarby Sjöstad : entretien avec Malena Karlsson.</title>
		<link>http://www.lasuededurable.com/hammarby-sjostad-entretien-avec-malena-karlsson.html</link>
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		<pubDate>Tue, 12 May 2009 17:32:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Paul POURON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les chantiers]]></category>
		<category><![CDATA[Hammarby Sjöstad]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>

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		<description><![CDATA[Entretien avec Malena Karlsson, chargée des relations publiques de GlashusEtt, Hammarby Sjöstad, Stockholm :  « Hammarby Sjöstad est probablement le projet urbain suédois le mieux connu à l’étranger ».
GlassHusett, le pavillon vitrine d’Hammarby Sjöstad a vu passer des centaines de délégation venues du monde entier s’informer sur le modèle éco-cycle d’Hammarby. « Notre mission [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Entretien avec Malena Karlsson, chargée des relations publiques de GlashusEtt, Hammarby Sjöstad, Stockholm :  « Hammarby Sjöstad est probablement le projet urbain suédois le mieux connu à l’étranger ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>GlassHusett, le pavillon vitrine d’Hammarby Sjöstad</strong> a vu passer des centaines de délégation venues du monde entier s’informer sur le modèle éco-cycle d’Hammarby. « Notre mission de conseils et d’informations a porté ses fruits. Hammarby Sjöstad n’est pas un quartier écologique au sens strict du terme, en effet, les gens qui y habitent ne sont pas des écologistes, mais des Svensson lambda qui ne savent pas nécessairement au départ que c’est une zone d’habitat qui intègre une approche environnementale. Ils deviennent cependant très vite perméables à cette notion… Nous ne sommes pas des intégristes de l’environnement, notre profil c’est l’urbanisme durable&#8230; »</p>
<p style="text-align: justify;">« &#8211; Les urbanistes qui ont conçu le quartier se sont attachés à la gestion intégrée des ressources environnementales, l’eau, le soleil, les déchets, etc., en ville. Il s’agissait de diviser par deux l’impact environnemental en contribuant à la durabilité. L’approche environnementale de Hammarby Sjöstad est née bien avant que Al Gore fasse le tour de la Terre en apôtre du réchauffement climatique ! »</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter" src="http://www.lasuededurable.com/photos/hammarby-sjostad-malena-karlsson.jpg" alt="Hammarby Sjöstad : entretien avec Malena Karlsson" width="500" height="185" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment maîtriser, autant que faire se peut, l’empreinte écologique sur le métabolisme urbain ?</strong><br />
Par la valorisation organique et thermique des déchets et des eaux usées, affirme les urbanistes d’Hammarby.<br />
« L’écoquartier n’a pas de production énergétique en propre, l’électricité provient de la ville de Stockholm (80 % d’énergies renouvelables, le reste d’énergies fossiles), le chauffage urbain aussi, en partie. L’écocycle est basé sur la récupération de la chaleur des eaux usées domestiques et la valorisation des déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">- Les eaux usées subissent un traitement dans la station d’épuration de Henriksdal, toute proche – les boues contribuent à fabriquer du biogaz ; décontaminées, elles sont utilisées pour l’épandage des cultures. Les eaux propres sont ensuite réinjectées dans le système de chauffage urbain où leur chaleur est récupérée par le biais de pompes à chaleur. Refroidies, les eaux sont finalement rejetées dans la Baltique. Quant aux pluviales et aux eaux de ruissellements, après décantation, elles alimentent l’escalier (sculpture intégrée) de Dag Birkeland pour finir par couler dans les différents canaux du site.</p>
<p style="text-align: justify;">- La gestion des déchets est en partie basée sur la technique Envac d’aspiration des déchets sous vide (des conduites souterraines). La moitié du quartier est raccordé à ce système, l’autre ayant recours à la collecte classique des ordures ménagères, avec camion bennes. Les ordures ménagères sont en principe destinées au compostage et à la production de biogaz. Malheureusement, pour des raisons de tri sélectif trop laxiste, nous les incinérons. Il nous faudra encore quelques campagnes d’informations pour convaincre les habitants du bien fondé d’extraire le plastique des ordures. Les centres d’incinération ne sont pas sur place. Nous délivrons tant de tonnes de déchets au fournisseur d’énergie et il nous crédite de la chaleur récupérée correspondante. À noter que le tri sélectif : ordures ménagères, déchets encombrants ou dangereux, etc., est la règle pour tous les résidents. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais qui vit à Hammarby Sjöstad ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« La majorité de la population oscille actuellement entre 25 et 35 ans. Ce n’était pas du tout ce qui avait été imaginé par les concepteurs du projet. La cible, c’était des couples dont les enfants avaient quitté la maison, des Dink (double income no kids [deux salaires sans enfant]). Au lieu de cela on a vu débarquer des Dimk (double income many kids [deux salaires avec beaucoup d’enfants]), d’où des difficultés à trouver des locaux pour accueillir les garderies et les crèches, par exemple. 70 % des appartements sont des deux pièces (78 m2) et des trois pièces (90 m2). Vu que le standard suédois prévoit que les enfants aient chacun leur chambre, ça pose quelques problèmes ! On ne sait pas trop bien encore où l’on va en terme de population… Les habitants apprécient la conception du quartier et des appartements, l’espace créé, les espaces verts, la proximité de l’eau, le fait que ce soit neuf, propre, coquet…Se sentent-ils Stockholmois à part entière ou bien Hammarbyiens ? Difficile à dire ? »<br />
Des appartements dont les prix sont les mêmes qu’en ville : 50 à 60 000 SEK/m2 (4 600-5 500 €), aux charges élevées (entre 4 à 6 000 SEK par mois [370-550 €]), du fait que les constructions sont neuves, avec des loyers à l’envi…<br />
« Les promoteurs n’ont pas fait une fixation sur la réalisation de constructions passives, économes en énergies, pour les premières tranches d’immeubles. Les derniers le seront davantage, mais rien à voir avec les réalisations du quartier Eriksberg à Göteborg – dont les promoteurs n’ont pas misé sur un centre d’information comme nous pour se faire connaître &#8211; ou le quartier Bo 2001 à Malmö. Nos immeubles sont construits avec des matériaux renouvelables, recyclables ou recyclés, pierre, bois, verre… mais ils ne sont pas directement passifs. »<br />
Les bonnes pratiques ont dominé le projet, indépendamment de quelques dérapages, comme l’importation de granit en provenance de Chine (dans un pays granitique !) pour les bâtiments et les aménagements urbains, chaussée, trottoirs, etc., ou encore l’histoire de cette entreprise qui voulait importer des bois exotiques pour l’habillage d’une place : « La mondialisation a ses travers et au niveau environnemental, ça peut être une catastrophe ! »… D’autres erreurs ont été évitées de justesse, comme la coupe claire de la chênaie de Ekbacken. L’intervention musclée de l’Association de protection de la nature et d’un écologiste énervé ont évité aux chênes quatre fois centenaires de goûter de la tronçonneuse. « Et pourtant, le respect de la biodiversité et le développement durable étaient au cœur des priorités pour le projet ! La chênaie est désormais classée réserve naturelle, lorsque Nacka, à proximité, a obtenu ce statut en 2007. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les premiers propriétaires et locataires ont emménagé en 2001. Les premiers bilans s’imposent donc.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Nous souhaiterions que les acteurs de ce quartier (habitants, promoteurs, commerçants, etc.) jouent mieux le jeu du durable. Changer les comportements n’est pas chose aisée ! Il nous faut mieux informer pour que le concept soit mieux compris et respecté. Nous voudrions que l’ensemble du quartier soit raccordé au système Envac d’aspiration des ordures ménagères et que le tri des déchets soit à la fois plus systématisé et plus efficace. Actuellement, chaque immeuble a ses propres règles, il aurait sans doute fallu des mesures plus collectives. En ce qui concerne la consommation d’eau, elle est encore un peu trop élevée. Là aussi, les habitudes jouent en notre défaveur. Autre point sensible, l’automobile. Nous n’avons pas été suffisamment restrictifs. Du taux de 0,3 voiture par ménage prévu au départ, on en est aujourd’hui à 0,7, voire plus. Les Suédois aiment leurs voitures malgré le prix prohibitif des garages (1 500 SEK [140 €]) par mois. »<br />
Et pourtant les transports ont été optimisés pour répondre aux critères de durabilité. Tramways, bus à l’éthanol, ferry et covoiturage sont largement à disposition.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Hammarby n’est pas la seule zone réhabilitée dans la région de Stockholm</strong>. D’autres projets résolument environnementaux sont en cours de réalisation dans les quartiers de Norra Djurgårdsstaden et Västra Liljeholmen à la périphérie de la capitale. Là aussi, des espaces résidentiels haut de gamme à caractère environnemental sont prévus… En outre, un programme, « rénovation de 9 000 logements » prévoit une remise à niveau d’appartements ayant été construits dans les années 1960-70 dans le cadre du projet « miljonprogrammet » qui visait à réaliser un million d’appartements entre 1965 et 1975. Les banlieues des années 1960 en Suède, sont aussi « accueillantes » que celles de Sarcelles en France, pour ne prendre que cette ville. « C’est un peu dommage qu’il n’y ait pas eu une action mieux concertée concernant la réhabilitation des banlieues qui entoure la capitale. Les politiques auraient pu imaginer une démarche d’urbanisme globale pour le grand Stockholm intégrant une perspective durable. Il n’est sans doute pas trop tard ! », conclut Malena Karlsson.</p>
<p style="text-align: justify;">Le quartier Hammarby Sjöstad relègue définitivement l’architectonie « stalinienne » des années 1960 aux oubliettes et confère aux années 2000 ce qu’était l’avant-garde du fonctionnalisme dans les années 1930. Cette zone écolo-post-moderno-fonctionnaliste est aussi contiguë à la réserve naturelle de Nacka : toujours la « campagne à la ville » !</p>
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		<title>Gare de Stockholm : &#160;&#187; Gare au chaud et froid écolo ! &#171;&#160;</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Apr 2009 09:48:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Paul POURON</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les chantiers]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a tout juste un an, l’information avait fait le tour de la terre : &#160;&#187;  La Suède se chauffe à la chaleur humaine… Les passagers de la gare de Stockholm utilisés pour chauffer un bâtiment… &#171;&#160;. Un an après, nous avons voulu voir ce qu’il en était et nous sommes allés interroger [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Il y a tout juste un an, l’information avait fait le tour de la terre : &nbsp;&raquo;  La Suède se chauffe à la chaleur humaine… Les passagers de la gare de Stockholm utilisés pour chauffer un bâtiment… &laquo;&nbsp;. Un an après, nous avons voulu voir ce qu’il en était et nous sommes allés interroger le responsable du projet Karl Sundholm. 200.000 voyageurs traversent quotidiennement le terminus central de Stockholm. À titre de comparaison, la Gare du Nord à Paris voit défiler 500.000 usagers chaque jour. Un potentiel de chaleur à ne pas négliger, c’est notre reportage.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Citoyens les Suédois ? Affirmatif.</strong> Il suffit que l’État s’exprime sur la nécessité d’avoir recours à toutes les ressources possibles et imaginables pour répondre aux objectifs de développement durable qu’il s’est fixé, et notamment celui de réduire la facture énergétique, pour que les idées bouillent sous les crânes. Dans le secteur du bâtiment, les promoteurs savent alors ce qu’il leur reste à faire au niveau du cahier des charges.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Jernhusen, société suédoise de gestion immobilière en charge des gares ferroviaires du royaume et des terrains qui les jouxtent, le complexe de bureaux-boutiques-restaurants-hôtel qu’elle fait ériger à proximité de la gare centrale de Stockholm se doit de refléter des avancées en matière d’économie d’énergies. Les ingénieurs planchent et empilent les propositions techniques : géothermie, ventilation mécanique, vitrage intelligent, absence de ponts thermiques, échangeurs de chaleur… mais cela ne leur suffit pas.<br />
&nbsp;&raquo; L’idée de récupérer l’excédent de chaleur de la gare de Stockholm pour chauffer en partie le nouveau bâtiment est née lors d’une pause autour de la machine à café, indique Karl Sundholm, ingénieur en génie civil chez Jernhusen et chef de projet pour la construction du complexe Kungsbrohuset. On était là en train de parler de tout et de rien, lorsqu’un collègue a évoqué le problème du surplus de chaleur dans la gare. ‘Et si on la récupérait pour chauffer l’immeuble ?’, a alors lancé un autre. Le projet était pratiquement sur les rails. On fait ainsi d’une pierre deux coups, on chauffe un bâtiment avec de la chaleur récupérée et on n’a pas besoin de réfrigérer la gare. &nbsp;&raquo; Que du renouvelable !</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter" src="http://www.lasuededurable.com/photos/hall-gare-de-stockholm.jpg" alt="Hall de la gare de Stockholm" width="500" height="251" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Hall de la gare de Stockholm</em></p>
<p style="text-align: justify;">La technique retenue, l’exploitation d’échangeurs de chaleur air/eau, a déjà fait ses preuves depuis plus d’un siècle. L’air chaud est capté par un système de ventilation et envoyé vers l’échangeur de chaleur. L’eau réchauffée (22°C) est acheminée par des pompes vers le nouveau bâtiment et injectée dans son circuit de chauffage. L’eau refroidie (16°C) est ensuite refoulée vers la gare où elle est de nouveau réchauffée et ainsi de suite. &nbsp;&raquo; C’est d’autant plus simple que la gare possède déjà ses pompes à chaleurs et que les conduites d’eau sont installées et prêtes à l’emploi. Il suffit de les raccorder au système d’échangeur du nouveau bâtiment et le tour est joué, reprend Karl Sundholm. &nbsp;&raquo; Ainsi, environ 25 % du chauffage proviendra de l’énergie récupérée dans la gare centrale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La réflexion de Lavoisier selon laquelle &nbsp;&raquo; Rien ne se perd…tout se transforme &laquo;&nbsp;, trouve ici toute sa signification. </strong>En effet, le problème récurrent de la gare centrale de Stockholm réside dans la réfrigération du bâtiment. Les quelque 200 000 usagers qui la traversent quotidiennement dégagent de la chaleur, tout comme les commerces installés dans le grand hall : points de presse, restaurants, cafés, mais aussi luminaires et autres sources qui contribuent eux aussi à l’élévation de la température.<br />
&nbsp;&raquo; Nous ne chauffons pas la gare, sauf s’il fait – 30°C évidemment ! Elle se chauffe elle-même. Nous tâchons de réguler la température autour de 20-21°C et, si nous avons cette température au sol, il faut savoir qu’au faîte de la verrière du grand hall, à une trentaine de mètres de hauteur, il règne une température de 35°C ! L’hiver, on est tenu d’ouvrir les lucarnes pour laisser échapper la chaleur &#8211; on chauffe pour les corbeaux &#8211; et l’été, on est obligé de réfrigérer &laquo;&nbsp;, constate le chef de projet.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Produire du froid requiert beaucoup d’énergie et revient donc plus cher que de générer de la chaleur.</strong> &nbsp;&raquo; Minimiser la production du froid est une partie non négligeable de notre objectif. C’est pourquoi nous avons recours à des technologies avancées pour le complexe de Kungbrohuset de manière à économiser un maximum l’énergie. Il s’agit, autant que faire se peut, d’éliminer l’action des rayons du soleil, par exemple. Pour se faire, on a fait appel à un vitrage intelligent pour la façade, du verre qui filtre la chaleur mais pas la lumière, des vitrages français en fait. Construire des bâtiments avares en énergies et respectueux de l’environnement revient à 7 % plus cher que du traditionnel, mais le retour sur investissement est très rapide &laquo;&nbsp;, explique Karl Sundholm.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter" src="http://www.lasuededurable.com/photos/kungsbrohuset.jpg" alt="Kungsbrohuset" width="500" height="211" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Kungsbrohuset</em></p>
<p style="text-align: justify;">D’autres techniques économes d’énergies viendront compléter la construction à &nbsp;&raquo;  l’environnemental intelligent &nbsp;&raquo; qui, pour l’instant, n’en est qu’au stade de l’ossature : des ascenseurs &nbsp;&raquo; verts &nbsp;&raquo; équipés de frein à disque électromagnétique qui génère de l’électricité au freinage &#8211; plus on prend l’ascenseur plus on produit d’électricité ; un interrupteur &nbsp;&raquo; vert &nbsp;&raquo; en dehors de chaque bureau qui coupe l’électricité dans la pièce &#8211; ordinateurs, imprimantes, chargeurs de portables, éclairage, radio, TV, chaîne Hi-fi, etc. On peut cependant se poser la question de savoir si l’éclairage la nuit de la façade de ce monolithe de verre est durablement correct ? &nbsp;&raquo; La question a été posée, on a envisagé de ne pas l’éclairer… mais finalement on va le faire avec des ampoules basse consommation. On passe en revue tout ce qui existe en matière de techniques &nbsp;&raquo; vertes &laquo;&nbsp;, et on voit si c’est adaptable à notre projet. L’objectif, c’est de tendre le plus possible vers la réalisation d’un immeuble de type ‘passif’ &laquo;&nbsp;, fait observer Karl Sundholm.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Innovation encore dans l’approche écolo</strong>, &nbsp;&raquo; on essaye de faire en sorte de passer des contrats en amont avec des acteurs communs au fonctionnement de l’immeuble : fournisseur d’énergie, société de nettoyage, de gardiennage,  fleuristes, fournisseurs de papier, différents corps de métier pour l’entretien de l’immeuble, traiteurs, sociétés d’entretien de plantes vertes et d’aquariums, etc., etc., de manière à réduire l’impact sur l’environnement… Selon nos calculs, en grappillant ainsi à droite à gauche, on a déjà réussi en théorie à diminuer de plus de la moitié, la consommation d’énergie. Et en ce qui concerne les émissions de dioxyde de carbone du complexe, elles seront réduites de 75 %, diminution qui va dans le sens des directives édictées par le gouvernement suédois en la matière &laquo;&nbsp;, conclut Karl Sundholm.<br />
Le complexe passif de Kungsbrohuset suscite un gros intérêt à l’étranger, des bureaux d’architectes aux promoteurs. Allemands, Français, Japonais et Anglais ont déjà fait le déplacement pour s’informer du transfert du surcroît de chaleur de la gare au nouveau bâtiment. Cette récupération de l’énergie par le biais d’une technique somme toute simple et archi-connue, n’est certes pas révolutionnaire, mais, comme on dit devant l’évidence : &nbsp;&raquo; Il suffisait d’y penser ! &laquo;&nbsp;</p>
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