Il n’y a pas de pilote dans l’auto !

6700535-des-volvo-sans-conducteur-sur-les-routes-des-2017Conduite automatique, mieux vaut peut-être laisser faire le véhicule lui-même !

On connaît déjà le régulateur de vitesse qui maintient la distance de sécurité avec la voiture qui vous précède. On connaît aussi le système qui prévient par vibration si vous vous écartez de la voie sur laquelle vous êtes engagée. Ajoutez y des caméras qui détectent un obstacle à venir, passage à niveau, véhicule prioritaire ou passage piéton avec des capteurs qui agissent sur les freins ou tournent le volant. Et le tour est joué. La voiture n’a plus qu’à suivre les indications du GPS.

Volvo va plus loin. Avec l’administration suédoise et la ville de Goteborg, le constructeur automobile met en place le premier projet pilote de conduite autonome à grande échelle. 100 Volvo sans conducteurs vont emprunter les routes ouvertes en conduite quotidienne autour de la ville. Le projet est parrainé par le gouvernement suédois, car ces axes sont représentatifs du trajet domicile-travail et les embouteillages y sont fréquents. Arrivé à destination, le passager descend et la voiture va se garer toute seule dans le parking.

Une centaine de Volvo sans conducteur vont débarquer sur les routes suédoises en 2017. Elles pourront rouler jusqu’à 70km/h.

Une centaine de voitures sans conducteur débarqueront sur les routes à Göteborg (sud-ouest de la Suède) et ses environs en 2017, a annoncé ce lundi 2 décembre le fabricant Volvo, désormais propriété chinoise. L’initiative pilote, appelée « Conduisez-moi, » est dotée d’un budget de 500 millions de couronnes (environ 56 millions d’euros). Elle est le fruit d’un projet commun entre l’industriel et plusieurs institutions publiques comme l’Administration des transports et la Ville de Göteborg.

Les premières voitures sans conducteur rouleront à une vitesse maximum de 70 km/h sur un réseau routier de quelque 50 kilomètres sélectionnés par les promoteurs, y compris des artères où la circulation est dense. « Nous ne sommes pas le plus grand pays du monde, nous ne sommes pas le plus gros fabricant de voitures, mais nous compensons en faisant preuve d’intelligence et en travaillant main dans la main, de manière plus simple », a affirmé le directeur général de Volvo Cars, Haakan Samuelsson, lors d’une conférence de presse à Stockholm.

Le projet commencera en 2014 par la prospection de clients et le développement de la technologie. Pour se fondre dans la circulation, ces véhicules sans conducteur appréhenderont la circulation qui les entoure grâce à des systèmes de caméras à 360 degrés, des GPS et des détecteurs qui leur permettent de rouler en toute sécurité et d’éviter les collisions. Les futurs « non-conducteurs » seront sélectionnés parmi le grand public, et bénéficieront ensuite d’une formation afin d’apprendre à utiliser correctement ces voitures conçues pour s’adapter au trafic quotidien et se garer de manière autonome.

L’arrivée de ce nouveau moyen de transport pose une question de droit quant à la responsabilité, aujourd’hui systématiquement attribuée au conducteur. « Nous devons faire attention à la législation », a dit la ministre des Infrastructures Catharina Elmsäter-Svärd, sans pour autant donner de détails sur des changements éventuels.

D’autres fabricants automobiles, et même Google, font la course pour être les premiers à commercialiser auprès du grand public ces bijoux de technologie. Le japonais Nissan prévoit de mettre ses premiers modèles sur le marché en 2020 (avec AFP)