Facebook voit toujours plus grand !

Facebook, dont un des centres de données est installé dans le nord de la Suède, a décidé de s’agrandir et de se doter d’un deuxième data center. Un climat froid propice aux serveurs, un approvisionnement électrique d’origine hydraulique renouvelable et une infrastructure informatique performante justifient l’extension de l’implantation des serveurs du réseau social.

Centre de données

C’est à Luleå, une ville côtière de la Baltique, tout au septentrion, dans le golfe de Botnie, bien au-delà du cercle polaire, que l’icône des réseaux sociaux, Facebook, a implanté il y a peu, son premier centre de traitement de données, en dehors des États-Unis. Le data center, Luleå 1, de quelque 30 000 m2 a été inauguré en juillet 2013. La location doit être idéale, puisque qu’une extension de 28 000 m2, Luleå II, vient d’être décidée.

Il faut dire que les conditions pour leur implantation sont pratiquement toutes optimales. Les vents glacés de cette région subarctique servent à refroidir l’appareillage électronique, permettant ainsi d’épargner de gigantesques quantités d’énergie ; côté alimentation électrique, stratégique pour les hébergeurs, la centrale hydro électrique sur le fleuve Lule n’a jamais fait défaut ; ajoutez à cela un réseau de fibre optique très performant, un climat pour les affaires particulièrement positif, sans oublier les largesses du gouvernement suédois en matière de prêt et d’imposition. Tous ces facteurs contribuent bien évidemment à la présence de Facebook dans le grand nord suédois.

Facebook tient à se profiler comme une entreprise responsable, respectueuse de l’environnement, ce qui n’est pas évident lorsqu’on est un très très gros consommateur d’énergie.

L’accès à une énergie renouvelable fiable à jouer énormément. La fiabilité de la fourniture a permis de réduire considérablement le nombre de générateurs de secours, par exemple. L’efficacité énergétique entre également dans la démarche écologique de l’entreprise. Le refroidissement des milliers de serveurs par l’air glacial ambiant optimise les systèmes et permet de faire d’énormes économies d’énergie. La chaleur dégagée par les machines est récupérée et sert à chauffer les bureaux du centre et des maisons d’habitation à proximité. Ces usines numériques sont construites en ayant recours à une technologie de conception modulaire qui permet de réduire la durée et l’incidence des travaux de construction. Bref, l’impact sur l’environnement local est, selon Facebook, pratiquement nul, même si certains verts locaux râlent que les immenses hangars sont situés à proximité d’une réserve naturelle qui accueille des milliers d’oiseaux.

Et tout cela est bien évidemment créateur d’emplois…

90 personnes de la ville sont en CDI chez Facebook, beaucoup de consultants travaillent avec le centre de données. L’université est impliquée. Des centaines d’ouvriers œuvrent pour la construction et l’entretien des bâtiments. Lorsque Luleå II sera achevé, les effectifs pourraient doubler. En principe, un troisième bâtiment est prévu à terme… et il faut bien ça pour le milliard et quelque d’utilisateurs de Facebook dans le monde !