Nice, Capitale « Grid & Green » en Méditerranée !

FRA_NICE_EcoValléeOn connaissait le technopole de Sophia-Antipolis sur les hauteurs de Nice. Il faudra découvrir l’éco-vallée au coeur de la Plaine du Var, à l’ouest de la ville.

Fondée en 1969, Sophia Antipolis, située dans le département des Alpes-Maritimes, est la plus importante technopole de France. Pôle de compétitivité à vocation mondiale, Sophia regroupe près de 1.500 entreprises générant environ 30 000 emplois directs en recherche scientifique de pointe dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), du multimédia, des sciences de la vie (médecine et biochimie), de l’énergie, de la gestion de l’eau, des risques et du développement durable… Elle y accueille également 5 000 étudiants et chercheurs dans ses laboratoires d’excellence, son centre international d’enseignement de Valbonne,au CERAM Sophia Antipolis Business School, à l’Institut Eurecom, au Polytech’Nice Sophia, à l’Université Nice-Sophia Antipolis, à la Telecom Valley…. C’est le pôle « smart grid » de la 5ème ville de France !

Sous l’appellation French Tech Côte d’Azur, Nice-Sophia Antipolis, Cannes et Grasse ont décidé d’unir leurs forces pour décrocher le label French Tech, label qui vise à valoriser à l’international les meilleurs écosystèmes du numérique en France. Plus ici sur www.frenchtechcotedazur.com.

Nice se tourne, dans le même temps, vers « l’éco-green » sachant que les éco-quartiers constituent le visage des futures villes de demain. Il s’agit donc de l’aménagement de l’éco-vallée à l’ouest de la ville, au cœur de la plaine du Var, ce cours d’eau qui descend des Alpes et se jette dans la mer Méditerranée.
Ce vaste projet d’aménagement de la zone remonte à 2002 couvre 15 communes, 10.000 hectares, avec pour objectif de préserver et de valoriser le capital écologique du territoire tout en démontrant son potentiel économique. Voilà pour l’enjeu ! 
L’éco-vallée devrait accueillir 10.000 entreprises, créer 60.000 emplois, loger 120.000 habitants. Une opération à plus de 400 millions d’euros pour une fin des travaux en 2016. Voilà pour les chiffres !

Un éco-stade, l’Allianz Riviera, nouveau fleuron de la ville.

Le plan du site vu du nordLe stade multifonction Allianz Riviera à Nice le premier éco-stade au monde, une enceinte futuriste conçue par le célèbre architecte niçois Jean-Michel Wilmotte, pour un coût proche de 250 millions d’euros. Inauguré en septembre 2013
Un des premiers stades à énergie positive à se construire : par un ensemble de dispositifs complémentaires (centrale photovoltaïque, géothermie, récupération des eaux de pluie) l’Allianz Riviera produit l’énergie nécessaire à son fonctionnement, notamment aux 24 évènements de nuit (sportifs, rugby et football pour la plupart) et aux 5 concerts géants programmés chaque année.
« Un stade produit dans une démarche d’éco-conception : toute la conception du projet a été orientée afin de réduire au maximum l’impact environnemental généré par la construction et le fonctionnement du stade. C’est cet impératif qui a motivé, malgré la difficulté technique, le choix du bois pour reprendre les efforts en compression de la charpente. 3000 tonnes d’émission de CO2, soit l’équivalent de 3 000 aller/retour Nice/New York, ont ainsi été économisées. L’excellente gestion du chantier a permis de valoriser 40% des déchets inertes, et les 200 000 m3 de matériaux extraits du site« . Lire plus ici sur architecte-urbanisme.fr

Le nouvel éco-quartier Saint Isidore entre l’aéroport Nice/Côte d’Azur et le stade. 

Véritable morceau de ville en bordure du stade, c’est un écoquartier de 8 hectares et de 100 000 m² de surface plancher, divisé en 4 îlots, qui va ainsi être aménagé dans une approche de mixité des fonctions: logements, services, bureaux et commerces…
C’est toujours Jean-Michel Wilmotte, l’architecte de l’Allianz Riviera, qui a en charge le projet architectural de l’éco-quartier, en cohérence et en complémentarité avec le stade. Cet éco-quartier présentera une intégration architecturale, avec des bâtiments à très haute performance énergétique, des terrasses végétalisées, une qualité des espaces publics… Date d’ouverture envisagée fin 2016.

En avril 2013, le quotidien local Nice-Matin scoopait en une  » L’arrivée du suédois Ikea à Nice lance l’éco-quartier de Saint-Isidore  » et repiquait : « L’annonce de l’installation d’Ikea marque le vrai départ de la construction de 100.000m2 de logements et de locaux d’activité autour de l’Allianz Riviera… Un protocole d’intention vient d’être signé pour un premier îlot de 4 hectares et 60 000 m² de plancher avec Ikea qui a fait appel à Jean-Michel Wilmotte pour réaliser son futur complexe commercial. La première étape du projet est l’aménagement de l’îlot de 4 hectares mitoyen du stade qui jouera une effet de levier pour l’attractivité de ce secteur car la ville, propriétaire de l’ensemble du foncier, vient de signer un protocole d’intention avec Ikea pour la cession de cette emprise de 60 000 m² de droits à bâtir…
A la recherche depuis de nombreuses années d’un site d’implantation sur la Côte d’Azur dans les villes voisines à Nice, Ikea voit enfin s’ouvrir les portes d’une très importante zone de chalandise (1,2 million d’habitants) à cheval sur la France et l’Italie et qui jusqu’à présent lui échappait… ». Lire plus ici sur Nice-Matin.fr 

Le projet Ikea

L’ensemble comprendra un magasin Ikea de dernière génération en matière de développement durable de 40 000 m² (surface d’exposition et de dépôt), avec des parkings totalement enterrés, des façades transparentes et un toit végétalisé, le tout inséré au sein d’un ensemble associant 200 logements (10 000 m2), 3 600 m² de commerces et services de proximité et 5 400 m² de bureaux. Cette réalisation de bâtiments à très haute performance énergétique jouxtera l’Allianz Riviera. Le calendrier prévoit le lancement des travaux pour ce second semestre 2014 et l’ouverture du complexe pour la fin 2016. Coût du projet : 100 millions d’euros. Création d’emplois : 350 postes.

La ville, la région, le département couvent ce projet emblématique d’« Eco-vallée », qui bénéficie du statut avantageux d’opération d’intérêt national. « La Côte d’Azur ne pouvait rester axée sur le tourisme et les services. Il fallait prendre une dimension industrielle et environnementale »…  Une belle salade niçoise ! Lire plus ici sur lefrancofil.com