Gaz de schiste: les Suédois prudents dedans, retors dehors !

La commission européenne a donc donné en début d’année son feu vert à l’extraction du gaz de schiste. La décision a aussitôt permis au Parti  de l’environnement suédois, les Verts (MiljöPartiet de Gröna), de monter au front : la Suède serait assise sur l’une des plus grosses réserves « d’or blanc » en Europe.

Actuellement, deux plans d’extractions sont en cours dans le sud du pays, à Skåne et Östergötland et mobilisent contre eux une partie de la population, effrayée par les conséquences sur l’environnement. «L’opinion est contre les gaz de schiste, à cause des émissions de CO2 que cela va générer, mais aussi car elle a peur des risques locaux sur l’environnement et la santé», explique Lise Nordin, responsable des questions énergétiques au Parti vert suédois. «Plus largement, le développement des gaz de schiste retarde la transition de notre pays vers les sources d’énergie alternatives. Il n’y a pas besoin de se lancer dans l’extraction de ce type d’énergie, polluante et passée de mode. La Suède a plus d’intérêt à se concentrer sur de vraies sources d’énergie verte, comme les bio-gaz.» Le parti de Lise Nordin a d’ailleurs déposé une proposition de loi pour interdire les gaz de schiste dans le pays et pour donner aux municipalités un droit de veto.

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Et c’est au moment où l’on apprenait la prudence du royaume au sujet de de type d’énergie à l’intérieur de ses frontières, qu’une information du quotidien français La Provence nous révélait que la société suédoise Tethys Oil était sur le point de relancer un permis de recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux sur près de 1000 km2 danc le Parc naturel du Luberon au sud de la France. Un  projet que les élus locaux et les associations écologiques avaient déjà dénoncé en 2010.
La ministre de l’écologie et de l’énergie Ségolène Royal a aussitôt confirmé l’abandon de ce nouveau projet d’exploitation de gaz de schiste dans le Luberon. Pour le moment ! 

Mais le sujet reste sensible et les associations restent vigilantes face à la témérité de certaines sociétés françaises, suédoises ou autres qui n’abandonneraient pas tout projet d’exploration des sous-sol du Lubéron.