Oslo (Norvège) dit NON aux énergies fossiles!

Désinvestir dans les énergies fossiles: tel est le projet de la coalition qui a remporté les élections municipales en septembre 2015.
«La municipalité d’Oslo va retirer tous ses investissements des entreprises actives dans les énergies fossiles», a déclaré la représentante écologiste Lan Marie Nguyen Berg lors d’une conférence de presse. La ville avait annoncé en mars 2015 qu’elle se débarrasserait des parts de charbon détenues par son fonds de pension qui pèse environ 8 milliards d’euros. Ce désengagement vis-à-vis de l’industrie du charbon devrait aussi concerner le pétrole et le gaz naturel.

Oslo entend ainsi ne pas contribuer à l’industrie du combustible fossible le plus polluant et réduire son emprunte carbone. Arild Hermstad, président de l’ONG norvégienne The Future in Our Hands, a salué «quelques semaines avant le sommet de Paris, une décision courageuse» et un «symbole fort quand la capitale d’un pays producteur de pétrole dit non aux investissements dans les énergies fossiles».

Quelques infos complémentaires: La Norvège veut « verdir » son fonds souverain!

Alors que les hydrocarbures représentent près de 25% de sa richesse nationale, la Norvège réfléchit à des mesures pour une économie plus verte. 
Le fonds souverain norvégien devrait doubler ses investissements dans des actifs favorables à l’environnement. Parallèlement, un groupe d’experts a été mis sur pieds pour réfléchir à une éventuelle sortie des énergies fossiles. (Reuter 2015)
Pétrole et « green attitude » feraient-ils bon ménage ?
Le gouvernement norvégien veut « verdir » son fonds souverain, en quasi-doublant ses investissements dans des actifs bénéfiques à l’environnement. Une décision qui a de quoi surprendre quand on sait que le fonds, qui pèse 5.122 milliards de couronnes (près de 625 milliards d’euros), est de fait alimenté par les revenus pétroliers de l’Etat, qu’il investit hors de Norvège en actions, obligations et, dans une moindre mesure, dans l’immobilier (Reuter 2015)
« Verdir » jusqu’à 4,5 milliards d’euros!
La Banque de Norvège chargée de sa gestion était jusqu’à présent autorisée à investir entre 2,5 et 3,5 milliards d’euros dans des « green assets ». Cette part pourra désormais être atteindre entre 3,5 et 4,5 milliards d’euros, a déclaré la ministre des Finances, Siv Jensen, à l’occasion de la publication du Livre Blanc annuel sur la gestion du fonds pétrolier.

La proposition est cependant très éloignée des attentes des défenseurs de l’environnement. La présidente de la branche norvégienne du Fonds mondial pour la nature (WWF), Nina Jensen, qui n’est autre que… la sœur de la ministre des Finances, a parlé de « gigantesque promesse trahie » par les deux partis au pouvoir, les conservateurs et la droite populiste. WWF souhaitait que le fonds consacre 31 milliards d’euros à des investissements verts. (Reuter 2015)