Des fruits et légumes bio produits verticalement dans nos villes !

Les résultats des élections européennes de ce week end montrent à quel point les citoyens européens sont prêts à écologiser leur quotidien.
Aussi, l’idée de la société (suédoise) Plantagon de créer une serre verticale est particulièrement ingénieuse et porteuse d’espoirs.

Des fruits et légumes bio produits verticalement dans nos villes !

Au-delà du coté « sympathique » à savoir que l’on plante, au niveau du sol, des graines, lesquelles « montent » grâce à une spirale tournante, pour arriver à maturité tout en haut de la serre, ce concept novateur répond à trois problématiques qui se posent à nos sociétés :

  • L’urbanisation croissante de nos sociétés. Actuellement, plus de la moitié de l’humanité vit dans des grandes villes et les organismes internationaux prévoient que nous serons 80% à vivre dans des grands ensembles urbains d’ici 2050. Aussi, au-delà de la conception entièrement nouvelle des villes, il faut également y faire entrer des espaces verts et/ou des poumons. Peut on envisager des kilomètres de bitume et béton sans fin ???
  • L’alimentation de l’humanité ! Il n’est pas sain d’éloigner toujours plus les lieux de production des lieux de consommation. Pourquoi ne pas imaginer, dans le cas présent, des serres verticales dans chaque quartier, permettant d’alimenter les habitants des dits quartiers ! Imaginez un peu les économies de transport et de stockage !
  • La pression démographique est telle que nous allons devoir trouver des solutions pour préserver nos espaces cultivables. Au-delà des performances agricoles recherchées en permanence, on travaille cette fois ci sur l’espace lui-même ! Ainsi, la serre verticale repose sur 10.000m² au sol, pour une production agricole équivalente à des cultures couvrant 100.000m² !

Comme souvent, pour permettre des avancées technologiques en matière d’environnement, il faut des précurseurs ! Les chinois se disent intéressés….espérons que les européens saisiront également cette opportunité ! Actuellement, l’approche parait insolite mais dans 5 ou 10 ans, elle sera peut être très répandue… souhaitons le !