Jeux Olympiques et environnement ne font pas bon ménage!

Si les champions recherchent normalement le meilleur cadre sportif, air pur et nature saine, pour s’entraîner, paradoxalement sport et environnement ne font jamais bon ménage! C’est même une catastrophe pour les grands événements sportifs planétaires. Et les Jeux Olympiques de Rio n’échappent pas à la règle (Lire plus ici)

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Pourtant dès 1994, le CIO et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) s’engageaient de concert à intégrer le développement durable dans les grandes manifestations sportives. En 2004, le respect de l’environnement est officiellement devenu le 3ème pilier de l’olympisme, avec les sports et la culture.

Mais les Jeux Olympiques, les Coupes du monde de football ou de rugby qui résonnent sur toute la planète, tous les quatre ans, avec toujours plus de succès et déplacent toujours plus d’athlètes, de journalistes et de visiteurs qui arrivent, le plus souvent par avion, du monde entier, sont des vraies horreurs écologiques. Sotchi et Pékin en ont été les deux plus mauvais exemples!!

Londres 2012: JO du développement durable ?

« Changement climatique, Gaspillage, Biodiversité, Mode de vie sain » ont été les 4 thèmes officiels proposés par le Comité Olympique britannique pour éviter les écueils et réduire l’empreinte carbone des Jeux Londres 2012 de 100 000 tonnes de CO2 ( l’équivalent de 65 000 voitures roulant pendant une année).

Le Comité olympique britannique, le London Organising Commitee of the Olympic and Paralympic Games ont avançé l’argument que l’impact des Jeux de Londres serait fortement minimisé par l’utilisation d’infrastructures déjà  existantes (celles du grand Londres). Ensuite, en proposant de nouvelles installations modestes en intégrant très en amont environnement et social…

Comme les Jeux Olympiques, un Mondial de foot déplace des centaines de milliers de personnes tout autour de la planète et consomme de grandes ressources matérielles.  La Coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud mériterait la palme…de la honte et a fait exploser le bilan carbone. Le dernier Mondial de foot au Brésil aurait émis 2,8 millions de tonnes de CO2, soit autant que si chaque citoyen britannique avait consommé 20 cheeseburgers, selon The ecologist. C’était 8 fois plus que lors de la Coupe du monde qui s’était déroulée en Allemagne (2006) et avait occasionné moins de déplacements en avion.

A titre d’indication,le rallye Dakar émettrait 42 000 tonnes de CO2, un Grand Prix de F1 en moyenne 30.000 t soit plus de 5 A/R Paris – New York ! Le tournoi de Roland-Garros, 156 000 tonnes de CO2….
Lire plus ici sur consoglobe.com sur les engagements non-tenus des JO de Rio tant au niveau de la dépollution de l’air que de l’eau 

Photos:DR