Des jeunes femmes pour la justice climatique mondiale !

On a beaucoup vu et entendu la jeune suédoise Greta Thunberg pour son combat et sa grève scolaire pour le climat… ses divers déplacements à la COP 24 en Pologne, puis à Davos dénonçant le comportement irresponsables de ces adultes qui nous gouvernent…. 
Mais on a moins parlé d’Anuna De Wever et Kyra Gantois, deux adolescentes flamandes  qui avaient appelé à faire l’école buissonnière une fois par semaine et ont pris l’initiative de marches en Belgique.

A Bruxelles, ils étaient 3 000 le jeudi 10 janvier. Puis 13 000, le jeudi 17. Et 35 000 élèves et étudiants ont manqué les cours, jeudi 24 janvier, pour manifester contre le réchauffement climatique. Depuis trois semaines, ils sont de plus en plus nombreux.. Et cette mobilisation des jeunes pour le climat n’est pas propre à la Belgique. Par exemple, des jeunes Suisses ont défilé pour la même raison dans les rues de Genève le 18 janvier et ils étaient plus de 10.000 à Lausanne le 2 février.

Tous réclament une seule chose : une réponse ambitieuse des dirigeants politiques dans la lutte contre le changement climatique. 

C’est aujourd’hui au tour des Sames, en ce jour de fête nationale le 7 février, de se mobiliser: Des jeunes Samis ont poursuivi l’Union Européenne en justice pour objectifs climatiques trop bas !! Avec à leur tête Sanna Vannar, Présidente du syndicat des jeunes sames Sáminuorra, membre de l’Union européenne, chargée de les inciter à relever les objectifs climatiques:  » Tous les peuples autochtones partagent cette préoccupation «  a déclaré Sanna.,

Le quotidien de Sanna Vannar est déjà affecté par les changements climatiques. On s’inquiète de la manière dont l’avenir sera partagé avec les autres peuples autochtones de l’Arctique qui luttent pour le climat. « Leur maison et leur vie sont en jeu ».-.

Sanna Vannar est née et a grandi dans une famille d’éleveurs de rennes à Jokkmokk (Laponie suédoise). En plus d’être la présidenet de Sáminuorra, l’union de la jeunesse same en Suède, c’est l’élevage des rennes qui constitue sa principale occupation.
« – C’est une vie qui me convient. Un jour, je peux travailler dans la forêt, le lendemain, je suis chez moi et je travaille avec des applications pour Sáminuorra« .

Les Samis font partie des nombreux groupes autochtones qui vivent et travaillent dans l’Arctique, une région particulièrement exposée aux conséquences du changement climatique. Selon le programme de développement Agenda 2030, personne ne devrait être laissé à l’extérieur. Les peuples autochtones appartiennent aux groupes qui risquent de se retrouver juste à l’extérieur et sont souvent extrêmement vulnérables à la discrimination et à l’exploitation systématiques. Il s’agit de garantir les droits des personnes… Les Suédois pourront lire ici l’interview de Sanna Vannar 

Crédits photos: DR, omvärlden.se et sud-ouest eco