Les records de chaleur se sont enchaînés pour le troisième été consécutif dans le territoire norvégien, qui se réchauffe sept fois plus vite que le reste de la planète. Une situation qui devrait aggraver l’instabilité du climat à l’échelle mondiale.
Une chaleur hors norme, presque irréelle. En septembre, l’agence météorologique de l’ONU… pointait notamment les envolées du thermomètre observées dans le Svalbard, archipel norvégien situé à un millier de kilomètres du pôle Nord, qui laissent abasourdis les spécialistes de l’Arctique.

C’est comme si «on braquait un sèche-cheveux sur la glace», image la glaciologue française Heïdi Sevestre, membre du programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique. Le Spitzberg – autre nom du Svalbard – est en parallèle touché par le phénomène d’amplification arctique. En d’autres termes, l’archipel, dont la taille équivaut à deux fois la Belgique, est un des centres du dérèglement planétaire et se réchauffe «sept fois plus vite que la moyenne», rappelle la scientifique.
Dans son ensemble, l’archipel a vécu son été le plus chaud pour la troisième année consécutive, relève l’Institut de météorologie norvégien. «C’est très, très spécial. Pour autant qu’on sache, cela ne s’était jamais produit», a commenté auprès de l’AFP le météorologue Jostein Mamen. Une perte irréversible qui causera des phénomènes météorologiques extrêmes partout dans le monde. Car de la bonne santé du cercle polaire dépend la stabilité du climat mondial. Et plus les années passent plus il devient «dur de se projeter à cause de l’augmentation de l’imprévisibilité» et de la gravité des événements extrêmes«, souligne Heïdi Sevestre, qui travaille au Svalbard une partie de l’année. Lire l’article ici sur liberation.fr
Crédits photos; National Geographic/DR, RTS/DR