Pour la COP16 sur la biodiversité, qui s’ouvre aujourd’hui à Cali, en Colombie, et se tiendra jusqu’au 1er novembre, seuls 25 pays ont publié leur “stratégie et plan d’action nationale pour la biodiversité” (Spanb).
Lors de la COP15 de 2022, à Montréal, les 195 pays participants s’étaient fixé l’objectif de protéger au moins 30 % de la planète d’ici à 2030. Ils étaient censés détailler comment ils comptaient s’y prendre en amont du rendez-vous de 2024.

Dix-sept pays hébergent à eux seuls 70 % de la biodiversité mondiale. Parmi eux, cinq ont transmis leur Spanb : l’Australie, la Chine, l’Indonésie, la Malaisie et le Mexique. Le Brésil, pays aux écosystèmes particulièrement riches et variés, n’a encore rien publié. “Nous sommes convaincus que ce nombre augmentera d’ici à la fin de l’année, assure au journal anglais The Guardian Astrid Schomaker, responsable de la biodiversité à l’ONU. D’après nos informations, les pays qui sont en retard ont dû commencer par trouver des financements. Très souvent, c’est parce qu’ils visent une stratégie globale, qui inclut l’ensemble de la société. Et cela prend du temps.” Parmi les pays du G7, la France, l’Italie et le Japon font partie des bons élèves.
Beaucoup de travail attend les Nations unies à l’occasion de cette COP16 sur la diversité biologique. Il s’agira du premier cycle de négociations internationales sur la biodiversité depuis que 196 gouvernements ont conclu en 2022 cet accord historique en faveur d’un cadre afin de stopper et d’inverser le déclin de biodiversité, à l’origine d’extinctions massives.
Pour faire de cette seizième conférence des nations sur la biodiversité un succès, Greenpeace a adressé 5 demandes aux gouvernements :
-Mobiliser 20 milliards de dollars US d’ici 2025 pour financer la protection de la biodiversité mondiale
-Assurer l’accès direct au financement pour les peuples autochtones et les populations locales
-Décider d’un plan pour lier l’action de préservation du climat à celle de la biodiversité
-Promouvoir une hausse de l’ambition et de la mise en œuvre des contributions nationales au cadre mondial de la biodiversité
– Trouver un accord sur l’amendement du réseau des zones marines d’importance écologique ou biologique Lire plus ici
La COP16 des Nations unies sur la biodiversité devrait être un moment décisif pour la protection de la nature.
Crédits photos : ONU/DR, Greenpeace/DR