
(Photo by Fayez Nureldine / AFP)
Dernière grande conférence internationale de l’année 2024, sur l’état de la planète, après la COP16 biodiversité, la COP29 climat, le Sommet international pollution plastique (nous reviendrons plus tard sur leurs résultats), la 16e session de la conférence des parties à la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP16) s’est ouvert ce lundi 2 décembre à Ryad en Arabie saoudite, pour une dizaine de jours (du 2 au 13 décembre). Issue du sommet de la Terre de Rio (1992) comme les deux autres conventions sur le climat et la biodiversité, cette convention est moins connue.
Mais cette COP suscite l’espoir d’un « consensus sur comment renforcer la résilience face à la sécheresse et comment accélérer la restauration des terres dégradées », indique Arona Diedhiou, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) en poste à l’université Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire.
« Les discussions porteront sur les moyens de restaurer 1,5 milliard d’hectares de terres d’ici 2030, ainsi que sur la mise en place d’accords visant à gérer les sécheresses qui touchent déjà de nombreuses régions du globe », ajoute l’expert, qui signale particulièrement la situation préoccupante de l’Afrique.
La COP Désertification, moins connue que ses consœurs (climat et biodiversité) est néanmoins un événement international majeur qui se concentre sur un problème environnemental de plus en plus pressant : la dégradation des terres et la désertification. La désertification réduit les terres cultivables, menace la production alimentaire et met en péril la sécurité alimentaire de millions de personnes. Elle entraîne la perte d’habitats pour de nombreuses espèces et contribue à la diminution de la biodiversité. Les sols dégradés sont moins capables de stocker le carbone, ce qui amplifie les effets du changement climatique. La désertification provoque des déplacements de populations, créant des crises humanitaires.
Les enjeux:
Mobiliser les acteurs et partager les connaissances. Définir des objectifs ambitieux et des plans d’action concrets pour restaurer les terres dégradées. Soutenir les pays en développement. Mobiliser des financements et renforcer les capacités des pays les plus vulnérables.
Les thèmes abordés : 
La restauration des terres: des initiatives comme la Grande Muraille Verte en Afrique sont mises en avant pour restaurer les écosystèmes et améliorer la productivité des sols. La pratique d’une agriculture durable: Le développement de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement est essentiel pour lutter contre la désertification. La gestion de l’eau et oui, comme toujours, le financement pour le défi colossal à relever à l’échelle mondiale! La convention des Nations unies estime qu’il faudrait restaurer 1,5 milliard d’hectares avant 2030. Lire plus ici sur la-croix.com
Au cœur des enjeux, l’initiative de la Grande muraille verte (GMV) prise par l’Union africaine et la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification. Lire plus ici sur le site de l’Agence française de développement (AFD)
Crédits photos: FAYEZ NURELDINE | AFP, Agence française Développement/DR