Dans l’ #Arctique, le #climat s’emballe…

L’Arctique, autrefois considérée comme un puits de carbone crucial, est en train de devenir une source nette de carbone, émettant plus de dioxyde de carbone (CO2) qu’elle n’en absorbe.

Plusieurs facteurs contribuent à cette transformation inquiétante :
-Hausse des températures : le réchauffement climatique est deux à trois fois plus rapide dans l’Arctique que dans le reste du monde. Cette hausse des températures entraîne la fonte du pergélisol, la couche de sol gelée en permanence. Le pergélisol contient d’énormes quantités de matière organique, des restes de plantes et d’animaux morts depuis des milliers d’années. En fondant, le pergélisol libère cette matière organique, qui se décompose et libère du CO2 dans l’atmosphère.

Incendies de forêt : les vagues de chaleur estivales prolongées et les sécheresses favorisent les incendies de forêt, qui sont de plus en plus fréquents et intenses dans l’Arctique. Ces incendies libèrent d’énormes quantités de CO2 dans l’atmosphère et accélèrent la fonte du pergélisol.

Changement de la végétation : le réchauffement climatique entraîne des changements dans la végétation de l’Arctique. Les arbustes et les arbres, qui absorbent du CO2, se développent dans des zones où ils n’étaient pas présents auparavant. Cependant, cette augmentation de la végétation ne compense pas les émissions de CO2 dues à la fonte du pergélisol et aux incendies de forêt.

La transformation de l’Arctique en source nette de carbone a des conséquences majeures sur le climat mondial. Elle accélère le réchauffement climatique, ce qui entraîne une augmentation des températures, une élévation du niveau de la mer, des événements météorologiques extrêmes plus fréquents et intenses, et des perturbations des écosystèmes. Il est crucial de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique et ralentir la fonte du pergélisol. Il est également important de protéger les forêts et de gérer les feux de forêt de manière durable. Lire plus  sur reporterre.net ici

Crédits photos: Reporterre/DR, Ouest France/DR