Avec 31 millions d’hectares de forêts, la Suède est le pays européen le plus boisé, devant l’Espagne (28 millions d’hectares), la Finlande (23 millions d’hectares) et la France (18 millions d’hectares). En Suède, la forêt joue par conséquent un rôle économique de premier plan.
La Finlande et la Suède, deux pays souvent considérés comme des modèles en matière de protection de l’environnement, sont récemment pointés du doigt par le WWF pour leur gestion de leurs forêts primaires. Le Fond Mondial pour la nature (WWF) , dans un rapport publié en janvier 2025, révèle que ces deux pays ne respectent pas leurs engagements européens en matière de protection forestière. Ils sont accusés d’autoriser l’exploitation de forêts primaires, des écosystèmes d’une valeur inestimable pour la biodiversité et le climat.

La Suède et la Finlande, pays les plus boisés d’Europe et reconnus comme étant proches des objectifs biodiversité 2030, ne protégeraient pas suffisamment leurs forêts primaires et anciennes selon le WWF. Photo: AFP
Plusieurs facteurs expliquent cette situation :
– Définitions floues : Les définitions de ce qui constitue une forêt primaire ou ancienne varient, ce qui permet à ces pays d’exploiter des zones qui devraient être protégées.
– Intérêts économiques : L’industrie forestière est un pilier économique important pour la Finlande et la Suède, ce qui peut les pousser à privilégier l’exploitation au détriment de la protection.
– Manque de volonté politique : Le rapport du WWF met en lumière un manque de volonté politique de ces pays à réellement protéger leurs forêts primaires.
La destruction des forêts primaires a des conséquences graves :
– Perte de biodiversité : Ces forêts abritent une faune et une flore uniques qui disparaissent avec leur destruction.
– Aggravation du changement climatique : Les forêts primaires jouent un rôle crucial dans la régulation du climat en absorbant le CO2. Leur destruction contribue à l’augmentation des gaz à effet de serre.
– Impact sur les populations locales : Les communautés autochtones qui dépendent de ces forêts pour leur subsistance sont directement touchées par leur destruction.
Pour inverser cette tendance, il est urgent d’agir sur tous les facteurs :
– Définitions claires : Harmoniser les définitions de ce qui constitue une forêt primaire ou ancienne au niveau européen.
– Volonté politique : Renforcer la volonté politique des pays concernés à protéger ces écosystèmes.
– Alternatives économiques : Développer des alternatives économiques pour les populations locales qui dépendent de l’exploitation forestière.
– Sensibilisation : Sensibiliser le public à l’importance des forêts primaires et aux conséquences de leur destruction.
La Finlande et la Suède ont un rôle important à jouer dans la protection des forêts primaires en Europe. Il est essentiel qu’ils prennent leurs responsabilités et mettent en œuvre les mesures nécessaires pour préserver ces écosystèmes irremplaçables.
Les ultimes forêts primaires et anciennes d’Europe sont menacées de destruction. Le 23 janvier, le Fonds mondial pour la nature (WWF) a dévoilé « des preuves alarmantes » du non-respect des engagements de la Finlande et de la Suède dans la protection de ces précieux écosystèmes. Lire plus ici avec AFP et blick.ch
Crédits Photos: Reporterre/DR, Blick/AFP, Parc national de Hamra/DR