2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée au niveau mondial. L’Europe s’est, elle, réchauffée de 2,4°C.
Le dérèglement climatique se poursuit, mais tous les endroits de la planète ne se réchauffent pas de la même manière. Selon le rapport de Copernicus, le programme d’observation de la terre de l’Union européenne, et de l’Organisation météorologique mondiale publié le 15 avril dernier, la température moyenne de la planète a augmenté de 1,3°C (Celsius) par rapport aux niveaux pré-industriels.
« Depuis les années 1980, l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui en fait le continent qui se réchauffe le plus rapidement sur Terre », indique Copernicus. L’une des causes principales est la fonte des neiges et des glaces, notamment car une proportion importante des terres européennes est située dans l’Arctique.
L’Europe se réchauffe donc plus vite que la moyenne mondiale car elle est un continent alors que la surface de la planète est majoritairement constituée d’eau. Néanmoins, même au sein des terres émergées, le Vieux Continent connaît un réchauffement plus intense que les autres.
Sur le continent, il y a de nombreux massifs montagneux et des régions situées très au nord qui sont généralement enneigées. En outre, plusieurs pays se trouvent sur le cercle arctique, qui se réchauffe extrêmement rapidement. Le réchauffement est amplifié dans ces régions en raison de ce que l’on nomme la « rétroaction de l’albédo », c’est-à-dire la capacité de la Terre à renvoyer les rayons du soleil, en raison du changement de couleur du sol. 
La fonte des glaces et des neiges liée à la hausse des températures globales diminue l’albédo. On passe d’une surface qui réfléchit le rayonnement solaire à une qui l’absorbe. Par conséquent, selon le rapport de Copernicus, la température de l’air en surface de l’Arctique a augmenté de 3,3°C en moyenne depuis 1850-1900, contre 1,3°C dans le reste du monde. À titre d’illustration, l’archipel du Svalbard, situé en mer du Groenland, est l’un des endroits qui se réchauffent le plus vite sur Terre.
Un phénomène similaire est observable dans le sud de l’Europe, qui connaît une multiplication et une intensification de sécheresses et de canicules.

Selon les données de Copernicus, la région a connu treize jours consécutifs de canicule durant l’été 2024, soit la plus longue vague de chaleur jamais enregistrée dans la région. L’année dernière, des températures annuelles record ont été enregistrées dans près de la moitié des pays d’Europe. « Dans les autres parties d’Europe, les températures ont été généralement plus chaudes que la moyenne, avec environ 85% de la région qui a été beaucoup plus chaude que la moyenne », indique Copernicus.
Signe du réchauffement climatique, les trois années les plus chaudes jamais enregistrées en Europe se sont toutes produites depuis 2020 et les dix années les plus chaudes depuis 2007.
Pour de plus amples informations lire ici l’article Sciences du figaro.fr
Crédits photos: Copernicus, OMM, AFP/DR