La #Guyanedurable en leader dans la #transitionénergétique pour le mix français #4

La Guyane française possède des atouts exceptionnels qui lui permettent de jouer un rôle de pionnière et de leader dans la transition énergétique, offrant des avantages significatifs pour l’ensemble de la France.

1/ Laboratoire et vitrine technologique internationale
Territoire d’expérimentation unique : La Guyane, avec son isolement, ses réseaux électriques spécifiques (réseau littoral et systèmes indépendants pour les écarts) et son fort potentiel d’énergies renouvelables variées (hydraulique, solaire, biomasse), devient un laboratoire naturel pour tester et développer des solutions innovantes.
Développement de solutions spécifiques : Elle permet d’expérimenter concrètement l’intégration d’un fort pourcentage d’énergies renouvelables, le développement de smartgrids (réseaux intelligents), et des solutions d’électrification pour les zones isolées.
Vitrine pour l’exportation du savoir-faire français : En réussissant sa transition énergétique, la Guyane peut servir de modèle et de vitrine à l’international, notamment pour d’autres territoires isolés ou des pays en développement. La France peut ainsi exporter son expertise et ses technologies en matière d’énergies renouvelables (EnR), de stockage, et de gestion de réseau.

2. Atteinte des objectifs énergétiques nationaux et européens
Contribution aux objectifs d’énergies renouvelables : Avec un objectif ambitieux d’atteindre le 100 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, la Guyane contribue de manière significative à l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique global de la France.
Réduction de la dépendance aux hydrocarbures : Une transition réussie en Guyane réduit sa forte dépendance actuelle aux importations d’hydrocarbures (fioul léger, gaz naturel pour les centrales thermiques), ce qui sécurise l’approvisionnement énergétique à l’échelle locale et allège la balance commerciale française en diminuant les importations de combustibles fossiles.

3. Développement économique durable et local
Création d’emplois et de filières locales : Le développement des projets d’Energie Renouvelable (solaire, biomasse, hydroélectricité), de l’efficacité énergétique et potentiellement de l’hydrogène vert favorise la structuration de filières économiques locales et la création d’emplois « verts » ou nécessitant une transformation des compétences. La formation des habitants aux métiers de la transition est un levier de développement local fort.
Valorisation des ressources naturelles : Le territoire peut valoriser ses ressources locales, comme la biomasse issue des déchets d’exploitation forestière ou des filières agricoles, et son fort potentiel solaire, créant ainsi de la valeur ajoutée sur place.

4. Leadership environnemental et climat
Réduction des émissions de carbone : Le passage aux énergies renouvelables permet une réduction drastique des émissions de CO2 liées à la production d’électricité, contribuant ainsi à l’effort national de lutte contre le changement climatique et d’atteinte des engagements de la France au niveau international.
Préservation de la biodiversité : En promouvant un modèle de développement économique respectueux de l’environnement (agroforesterie, agriculture biologique, etc.) et en investissant dans l’efficacité énergétique, la Guyane renforce la préservation de son exceptionnelle biodiversité, qui représente 80 % de la biodiversité nationale.

La centrale bioénergie du Larivot, en cours de construction près de Cayenne, est un élément clé de la transition énergétique de la Guyane.

Elle permettra de sécuriser l’approvisionnement en électricité de l’île de Cayenne, tout en amorçant la décarbonation du mix local. Elle est considérée comme un outil essentiel pour atteindre l’objectif de 100 % d’énergies renouvelables de la Guyane, en fournissant une puissance garantie et pilotable qui compense l’intermittence du solaire et de l’éolien. La centrale du Larivot (avec d’autres réalisations et projets en Guyane) permet à la France de démontrer qu’elle peut décarboner ses territoires isolés, même en garantissant la sécurité d’approvisionnement.

La Guyane est déjà alimentée majoritairement par l’hydroélectricité du barrage de Petit-Saut, important aménagement hydroélectrique sur le fleuve Sinnamary, proche de Kourou, finalisé en 1994, et qui joue un rôle crucial dans l’approvisionnement en électricité du territoire.
« La centrale du Larivot et le Barrage de Petit-Saut sont des pièces maîtresses de la transition immédiate, car elles sécurisent l’alimentation tout en passant à un combustible moins carboné. Le véritable défi des prochaines années sera l’intégration massive du solaire et du stockage pour réduire au maximum l’utilisation de tout combustible dans le futur » nous confie Jean-Luk Le West, Vice-Président à la Collectivité Territoriale de Guyane et Délégué à l’Economie et au Tourisme. Les deux constructions positionnent la Guyane comme un laboratoire pour l’intégration de technologies complexes (biomasse pilotable, biocarburants, énergies renouvelables intermittentes) qui peuvent être transposées à d’autres zones insulaires ou isolées du monde, renforçant le savoir-faire français en matière de transition énergétique. en s’appuyant sur le développement massif de 3 filières principales, le solaire photovoltaïque, la biomasse (Centrale bioénergie du Larivot), l’hydroélectricité complémentaire (développement de petites centrales hydroélectriques sur des sites secondaires, ainsi que le réaménagement et l’optimisation du site de Petit-Saut).

En résumé, la Guyane peut servir de catalyseur pour l’innovation énergétique française et de preuve concrète qu’un modèle énergétique durable et indépendant est réalisable, même dans des environnements complexes.

Reportages #1, #2, #3 et #4 réalisés avec l’aide de l’IA, d’Air Caraïbes et du Comité du Tourisme de la Guyane.
Crédits photos: EDF/DR, DD