Entrée en vigueur du #Traité sur la #HauteMer pour la protection des #Océans

A la suite de la 3ème Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3) qui s’est tenue à Nice en juin dernier, la Haute Mer aura désormais sa propre « Conférence des parties » (COP) ainsi que son « Traité » qui est entré finalement en vigueur ce 17 janvier 2026, à l’expiration d’un délai légal de cent vingt jours.

Le « Traité sur la haute mer » dit « Accord BBNJ » (Biodiversity Beyond National Jurisdiction), est un accord international majeur visant à protéger la biodiversité marine dans les eaux internationales. Ces eaux, qui ne relèvent de la juridiction d’aucun pays, représentent près des deux tiers des océans du monde.

Cet accord historique, issu de plus d’une décennie de coopération internationale, marque une avancée décisive pour la protection des écosystèmes marins et pour relever les menaces urgentes liées au changement climatique, à la pollution et à l’érosion de la biodiversité.
L’Union européenne et ses États membres ont joué un rôle central dans l’élaboration de l’accord, en menant la Coalition de la haute ambition pour le traité sur la biodiversité en haute mer, qui rassemble plus de 40 pays engagés en faveur d’une protection ambitieuse des océans, fondée sur les données scientifiques. Cette coalition, portée par un engagement politique de haut niveau, a été déterminante tant dans les négociations du traité que dans l’accélération du processus de ratification.

Une avancée majeure en matière de conservation marine réside dans la possibilité, pour les États, de créer des aires marines protégées de grande envergure en haute mer. Cette mesure est essentielle pour atteindre l’objectif du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, qui vise à protéger 30 % des océans d’ici à 2030. Le traité prévoit également des évaluations de l’impact sur l’environnement pour les activités économiques menées dans les eaux internationales, afin de garantir des pratiques durables et de réduire les atteintes aux écosystèmes marins vulnérables.

L’accord place l’équité et l’inclusion au cœur de ses priorités, en prévoyant des mesures de soutien spécifiques pour les pays en développement. Ceux-ci bénéficieront d’un appui pour la mise en œuvre du traité, notamment grâce à des initiatives renforcées de renforcement des capacités et à des programmes de transfert de technologies marines. Ce soutien sera financé par diverses sources publiques et privées. En outre, un mécanisme innovant de partage des avantages garantira un accès équitable aux ressources génétiques marines.

« Le BBNJ est l’équivalent de l’accord de Paris pour le climat, mais pour les océans, car c’est la première fois que sont établies des règles concrètes pour l’exploration, voire l’exploitation de la biodiversité de la haute mer », confie à La Tribune Tekau Frere, coordinatrice « aire marine protégée » de l’ONG Alliance pour la haute mer. Celle-ci a suivi une majeure partie des négociations en tant qu’observatrice. (avec Europa.eu, Lire plus ici sur La Tribune.fr)

Crédit Photos: Europa.eu