En #Baltique, la baisse #historique du niveau de la mer laisse entrevoir de nouveaux #trésors !

Alors que la mer Baltique a atteint son plus bas niveau depuis une centaine d’années, l’épave d’un navire suédois datant du XVIIe siècle, jumeau de l’emblématique navire suédois Vasa, a refait surface, début février, à Vaxholm, à une trentaine de kilomètres de Stockholm.

La mer Baltique est souvent décrite par les archéologues comme un véritable « coffre au trésor » ou un « musée sous-marin » géant. S’il n’existe qu’un seul Vasa (en raison de son état de conservation quasi intégral et de sa décoration somptueuse (NB: le musée Vasa à Stockholm est le musée le plus visité de Scandinavie), il y a effectivement des milliers d’autres navires dans cette mer, et certains ont été découverts très récemment.

Image sous-marine des épaves se trouvant dans l’archipel de Stockholm © AFP-ARCHIVE

Pourquoi la Baltique conserve-t-elle si bien les navires ?
Contrairement aux océans, la Baltique possède des conditions uniques :
– Absence de Taret : Ce mollusque xylophage (le « ver des bateaux ») qui dévore le bois dans l’Atlantique ou la Méditerranée ne survit pas dans les eaux saumâtres (peu salées) de la Baltique.
– Froid et obscurité : Les eaux sont froides et peu oxygénées en profondeur, ce qui ralentit la décomposition biologique.

Les découvertes récentes (2024 – 2026)
Le Svælget 2 (Découvert en février 2026) : Une découverte majeure dans le détroit de l’Öresund. Il s’agit d’un cogue médiéval du XVe siècle. C’est l’un des plus grands navires de commerce de cette époque jamais retrouvés (28 mètres de long), dans un état de conservation exceptionnel, avec sa cuisine en briques encore intacte.
L’épave de Kastellholmen (Réapparue en 2026) : En plein cœur de Stockholm, une baisse historique du niveau de l’eau a rendu visible une épave du XVIIe siècle qui était jusqu’ici totalement immergée.
L’Äpplet (La Pomme) : Découvert fin 2022, c’est le navire jumeau du Vasa. Construit par le même chantier un an après le naufrage du Vasa, il a été délibérément sabordé pour servir de défense côtière. Il permet de comprendre comment les ingénieurs de l’époque ont corrigé les défauts de stabilité qui avaient fait couler le Vasa.
Le « Vaisseau Fantôme » (Okänt Skepp) : Une épave de la Renaissance (vers 1500) découverte récemment, tellement bien conservée que ses mâts sont encore debout et sa chaloupe de sauvetage est toujours posée sur le pont, 500 ans plus tard.

Le Vaisseau-Fantôme: Une épave de l’époque de Christophe Colomb découverte au large de la Suède. Crédit Photo: GEO

Chiffres clés – Type de donnée – Estimation
Nombre total d’épaves Environ 100 000 reposeraient au fond de la Baltique. Épaves « intactes » Plusieurs centaines d’épaves « intactes » sont considérées comme des « capsules temporelles ». on compte des dizaines de navires de guerre majeurs comme le Kronan, le Mars ou le Svärdet.
Faut-il les remonter comme le Vasa ?
Aujourd’hui, la tendance n’est plus de remonter les navires. Le sauvetage du Vasa a coûté une fortune et sa conservation est un combat quotidien contre l’acide qui ronge le bois. Désormais, les archéologues préfèrent laisser les navires au fond (là où ils sont le mieux protégés) et utiliser la photogrammétrie 3D pour créer des répliques numériques parfaites accessibles au public.

En avril dernier,  l’épave du Dannebroge, un navire de guerre danois coulé en 1801 a été retrouvée par des archéologues marins au fond du port de Copenhague (Danemark). Ils ont également découvert à quinze mètres de profondeur deux canons, des uniformes et même une partie de la mâchoire inférieure d’un marin. Lire plus ici 

Crédit Photos: DR, AFP, GEO et en page d’accueil: Vue aérienne des vestiges d’une épave du XVIIe siècle après leur réapparition à Stockholm, en Suède, le 17 février 2026 / AFP – Jonathan NACKSTRAND