#Environnement: la mini-série #Phoenix, un #ClubdesCinq pour adultes ?

A voir en Replay sur les chaînes publiques françaises France Télévisions (France 2) et suédoises Sverige Television (SVT) : Phœnix (également connue sous le titre anglais Change or Die), mini-série dramatique et thriller franco-germano-belge en 6 épisodes, réalisée par Franck Brett et créée par Matthieu Bernard et Louis Aubert, aborde avec tension la question de l’urgence climatique et du militantisme.
Synopsis
Épuisés par l’inaction des gouvernements et des grandes entreprises face à la crise climatique, six jeunes militants activistes européens décident de passer à l’action. Lors d’un sommet écologique se déroulant dans les Alpes, ils kidnappent simultanément les enfants des dirigeants des quatre plus grandes entreprises du continent. Leur objectif : dénoncer le greenwashing de ces multinationales et les forcer à agir concrètement en échange de la sécurité de leurs enfants.
Tournage : La série a été tournée en France, notamment en Haute-Savoie, en Isère, en Savoie, dans l’Ain et dans la région lyonnaise.
Sans rien divulguer, la mini-série télévisée Phoenix s’achève sur un dénouement à la fois tragique et porteur d’espoir.

Tout comme le documentaire de 90 mns , Strejkarna (« les grèves scolaires ») d’Helena Molin, sorti en salle le 15 mai en Suède, raconte la mobilisation d’une douzaine d’adolescents, à l’origine du mouvement Fridays for Future, né en 2018. En août 2018, à 15 ans, Greta Thunberg est à l’origine d’un mouvement mondial : des collégiens et des lycéens font l’école buissonnière le vendredi pour réclamer des actions contre le changement climatique.
Huit ans plus tard, en 2026, en Suède, Greta Thunberg et les militants pour le climat partout ailleurs dans le monde sont entre espoir et accablement.

 

Phoenix : un Club des Cinq pour adultes ? (avec IA)
On peut effectivement voir la mini-série thriller Phœnix comme une version moderne, politique et radicalisée du mythique Club des Cinq.
Voici pourquoi le parallèle fonctionne, et où les deux univers finissent par se séparer brutalement:
1. La même dynamique de groupe (les archétypes)
Dans Le Club des Cinq, chaque membre a son rôle bien défini. Dans Phœnix, on retrouve cette structure classique de fiction de groupe (le « ensemble cast »), mais adaptée à un combat contemporain :
Les meneurs passionnés : Mathias (Léo Legrand) et Éloïse (Marie Colomb) sont les têtes pensantes, rappelant le côté têtu, frondeur et déterminé d’une Claude moderne.
Le reste de la bande : Les autres jeunes activistes européens (James, Nina, Elias, Alma, Lyne) apportent chacun leurs compétences spécifiques, de la logistique à l’infiltration, exactement comme la bande d’Enid Blyton qui se répartissait les tâches pour résoudre des mystères.
2. Le terrain de jeu : la nature sauvage
Chez Enid Blyton, l’aventure se déroule toujours en plein air, sur une île, dans des landes ou des forêts mystérieuses. Dans Phœnix, les Alpes et le massif de Belledonne ne sont pas de simples décors : la nature, majestueuse mais menacée (notamment le glacier qui sert de prétexte au forum des grands patrons), est le cœur même de l’intrigue et leur principal allié.
3. Des « adultes » perçus comme des adversaires
Dans la littérature jeunesse, les adultes sont souvent des figures d’autorité absentes, incompétentes ou carrément les coupables à démasquer. Dans Phœnix, cette frontière générationnelle est poussée à son paroxysme :
D’un côté, une jeunesse européenne révoltée et impatiente d’agir face à l’urgence climatique.
De l’autre, des parents et industriels coupables de greenwashing (fausses promesses écologiques).

Les grandes différences : un passage à l’âge adulte brutal
Si la nostalgie du club d’aventuriers est là, la réalité de Phœnix est beaucoup plus sombre :
La méthode : Le Club des Cinq attrapait des voleurs de bijoux. Le groupe Phœnix, lui, bascule dans la radicalité et l’illégalité en kidnappant simultanément les enfants de ces grands patrons pour les contraindre à agir.
La désillusion : Finis les pique-niques et les fins heureuses sans conséquences. La série explore la naïveté, le danger d’aller trop loin et la confrontation violente avec la police et la justice.

En somme, Phœnix, c’est un peu comme si le Club des Cinq avait grandi, s’était pris de plein fouet l’éco-anxiété et avait décidé de troquer ses bicyclettes contre des cagoules d’activistes.

Crédit Photos: France Télévision, Sverige Télevision/DR